Shelter From The Storm


 
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 Band of outsiders

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Titam
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Mer 8 Oct - 23:32

beachboy a écrit:
Titam a écrit:
Gregor Samsa a écrit:
beachboy a écrit:
Raoul a écrit:
Michael Angelo - The Guinn Album (1977)



Je ne détaillerais pas comment cet aérolite oublié est parvenu à vibrer jusqu’à mes oreilles (qui ne demandaient rien) ou alors vaudrait-il remonter assez haut... peut-être au-delà des nuages aux lisières de la stratosphère... dans ce ciel qui petit à petit perd son bleu pour du plus inquiétant ( la très haute altitude est inquiétante, elle regarde l’homme passer, et l’homme passe… )
Sachez seulement (bande de ragondins assoupis) que ce disque et de facto l’oublié du jour (Michael Angelo), flottent et beaucoup dans une manière de nimbe gazeux enrobé d’ouate. Cet aréopage léger léger naviguant en permanence un peu au-dessus de l’auditeur avec un son par erreur complètement insolite . Un son étouffé et retenu ; discrètement rechapé par le manque de moyen d’une production rachito squelettique que l’on imagine solitaire et importante pour notre nouveau Michel Ange du Missouri. Pour situer la chose et au niveau des esgourdes cela pourrait être du Donovan enregistré dans un caisson de décompression, voir un folk-rock flottant assaisonné de quelques gouttes volées plus que chez Timothy Leary au fond d'un flacon d’éther ou alors même une tentation power-pop en creux comme chez Chris Bell (vous savez celui qui pose devant les montagnes là-haut tout en sachant qu’il est aussi une montagne et le cosmos à lui tout seul….) Voilà bon bref, je ne sais pas si Michael Angelo est une montagne, je ne sais même pas qui il est. S’il existe encore ou s’il réellement existé un jour ? En tous les cas son disque seul et unique enregistré en 1977 en pleine explosion punk est une merveille non essentielle et un truc singulier : une galette vaporeuse et légère d’où ondulent quelques ritournelles limite pop craquantes, un peu comme chez le merveilleux Bobb Trimble, connaissez-vous le merveilleux Bobb Trimble ?

Oui, et on peut trouver ça où parce que Bobb Trimble, quand même, c'est exceptionnel
Beachboy qui demande où trouver un truc. J'aurai tout lu dans ma chienne de vie.
Beachboy la feignasse oui. Le truc est dispo ici

Merci, ma belle
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Esther
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Mer 8 Oct - 23:38

Titam a écrit:
beachboy a écrit:
Titam a écrit:
Gregor Samsa a écrit:
beachboy a écrit:
Raoul a écrit:
Michael Angelo - The Guinn Album (1977)



Je ne détaillerais pas comment cet aérolite oublié est parvenu à vibrer jusqu’à mes oreilles (qui ne demandaient rien) ou alors vaudrait-il remonter assez haut... peut-être au-delà des nuages aux lisières de la stratosphère... dans ce ciel qui petit à petit perd son bleu pour du plus inquiétant ( la très haute altitude est inquiétante, elle regarde l’homme passer, et l’homme passe… )
Sachez seulement (bande de ragondins assoupis) que ce disque et de facto l’oublié du jour (Michael Angelo), flottent et beaucoup dans une manière de nimbe gazeux enrobé d’ouate. Cet aréopage léger léger naviguant en permanence un peu au-dessus de l’auditeur avec un son par erreur complètement insolite . Un son étouffé et retenu ; discrètement rechapé par le manque de moyen d’une production rachito squelettique que l’on imagine solitaire et importante pour notre nouveau Michel Ange du Missouri. Pour situer la chose et au niveau des esgourdes cela pourrait être du Donovan enregistré dans un caisson de décompression, voir un folk-rock flottant assaisonné de quelques gouttes volées plus que chez Timothy Leary au fond d'un flacon d’éther ou alors même une tentation power-pop en creux comme chez Chris Bell (vous savez celui qui pose devant les montagnes là-haut tout en sachant qu’il est aussi une montagne et le cosmos à lui tout seul….) Voilà bon bref, je ne sais pas si Michael Angelo est une montagne, je ne sais même pas qui il est. S’il existe encore ou s’il réellement existé un jour ? En tous les cas son disque seul et unique enregistré en 1977 en pleine explosion punk est une merveille non essentielle et un truc singulier : une galette vaporeuse et légère d’où ondulent quelques ritournelles limite pop craquantes, un peu comme chez le merveilleux Bobb Trimble, connaissez-vous le merveilleux Bobb Trimble ?

Oui, et on peut trouver ça où parce que Bobb Trimble, quand même, c'est exceptionnel
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Titam
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Mer 8 Oct - 23:39

Gregor Samsa a écrit:
Titam a écrit:
beachboy a écrit:
Titam a écrit:
Gregor Samsa a écrit:
beachboy a écrit:
Raoul a écrit:
Michael Angelo - The Guinn Album (1977)



Je ne détaillerais pas comment cet aérolite oublié est parvenu à vibrer jusqu’à mes oreilles (qui ne demandaient rien) ou alors vaudrait-il remonter assez haut... peut-être au-delà des nuages aux lisières de la stratosphère... dans ce ciel qui petit à petit perd son bleu pour du plus inquiétant ( la très haute altitude est inquiétante, elle regarde l’homme passer, et l’homme passe… )
Sachez seulement (bande de ragondins assoupis) que ce disque et de facto l’oublié du jour (Michael Angelo), flottent et beaucoup dans une manière de nimbe gazeux enrobé d’ouate. Cet aréopage léger léger naviguant en permanence un peu au-dessus de l’auditeur avec un son par erreur complètement insolite . Un son étouffé et retenu ; discrètement rechapé par le manque de moyen d’une production rachito squelettique que l’on imagine solitaire et importante pour notre nouveau Michel Ange du Missouri. Pour situer la chose et au niveau des esgourdes cela pourrait être du Donovan enregistré dans un caisson de décompression, voir un folk-rock flottant assaisonné de quelques gouttes volées plus que chez Timothy Leary au fond d'un flacon d’éther ou alors même une tentation power-pop en creux comme chez Chris Bell (vous savez celui qui pose devant les montagnes là-haut tout en sachant qu’il est aussi une montagne et le cosmos à lui tout seul….) Voilà bon bref, je ne sais pas si Michael Angelo est une montagne, je ne sais même pas qui il est. S’il existe encore ou s’il réellement existé un jour ? En tous les cas son disque seul et unique enregistré en 1977 en pleine explosion punk est une merveille non essentielle et un truc singulier : une galette vaporeuse et légère d’où ondulent quelques ritournelles limite pop craquantes, un peu comme chez le merveilleux Bobb Trimble, connaissez-vous le merveilleux Bobb Trimble ?

Oui, et on peut trouver ça où parce que Bobb Trimble, quand même, c'est exceptionnel
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Esther
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Mer 8 Oct - 23:41

Titam a écrit:
wé, et je fais la roue en prime.
Quel talent!
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Raoul
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Jeu 9 Oct - 19:50

Patty Waters - Sings (1966)



Qu'est-ce que la beauté ? L’agonie des amours, la naissance de la rancune ? Qu'est-ce qui est laissé après ? Qu'est-ce qui sait s’endommager en moi (nous) ? Encore, encore dans vos yeux moins d’électricité, pourquoi de si vaporeuses pensées ? La beauté c’est Patty Waters , écurie ESP et tout le tremblement. Sept splendides ballades écroulées et un titre total free : Black is the Colour of My True Love's Hair, entre Dolphy, Ayler et la manière compliquée de Buckley père ; un disque « sublime », mais d’un triste… L’agonie des amours, la naissance de la rancune et la boule qui monte du creux de la poitrine vers le fond de la gorge Qu'est-ce qui sait s’endommager en moi (nous) ? Alors il reste les fragrances oubliées qui elles remontent avec (et dans les souvenirs), et le disque qui lui tourne… C’est beau à pleurer et on pleure, le disque tourne et la beauté apaise et déchire, cloue sur place comme une lance. La beauté est une lance, me voilà cloué et stoïque..
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beachboy
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Jeu 9 Oct - 19:59

Raoul a écrit:
Patty Waters - Sings (1966)



Qu'est-ce que la beauté ? L’agonie des amours, la naissance de la rancune ? Qu'est-ce qui est laissé après ? Qu'est-ce qui sait s’endommager en moi (nous) ? Encore, encore dans vos yeux moins d’électricité, pourquoi de si vaporeuses pensées ? La beauté c’est Patty Waters , écurie ESP et tout le tremblement. Sept splendides ballades écroulées et un titre total free : Black is the Colour of My True Love's Hair, entre Dolphy, Ayler et la manière compliquée de Buckley père ; un disque « sublime », mais d’un triste… L’agonie des amours, la naissance de la rancune et la boule qui monte du creux de la poitrine vers le fond de la gorge Qu'est-ce qui sait s’endommager en moi (nous) ? Alors il reste les fragrances oubliées qui elles remontent avec (et dans les souvenirs), et le disque qui lui tourne… C’est beau à pleurer et on pleure, le disque tourne et la beauté apaise et déchire, cloue sur place comme une lance. La beauté est une lance, me voilà cloué et stoïque..

cheers celui-là, je l'ai déjà !
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odradek
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Jeu 9 Oct - 22:42

Raoul a écrit:
Patty Waters - Sings (1966)



Qu'est-ce que la beauté ? L’agonie des amours, la naissance de la rancune ? Qu'est-ce qui est laissé après ? Qu'est-ce qui sait s’endommager en moi (nous) ? Encore, encore dans vos yeux moins d’électricité, pourquoi de si vaporeuses pensées ? La beauté c’est Patty Waters , écurie ESP et tout le tremblement. Sept splendides ballades écroulées et un titre total free : Black is the Colour of My True Love's Hair, entre Dolphy, Ayler et la manière compliquée de Buckley père ; un disque « sublime », mais d’un triste… L’agonie des amours, la naissance de la rancune et la boule qui monte du creux de la poitrine vers le fond de la gorge Qu'est-ce qui sait s’endommager en moi (nous) ? Alors il reste les fragrances oubliées qui elles remontent avec (et dans les souvenirs), et le disque qui lui tourne… C’est beau à pleurer et on pleure, le disque tourne et la beauté apaise et déchire, cloue sur place comme une lance. La beauté est une lance, me voilà cloué et stoïque..



En écoute Wink

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Raoul
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Dim 12 Oct - 20:08

Justen O'Brien & Jake - Time Will Tell (1978)


Je me sens maussade et mal disposé envers moi-même, je tremble de mépris envers moi-même, en plein désaccord ; fuyant et faux, une culbute manquée, une énorme contradiction pétrie en forme d’homme improbable, un gâchis perpétuel et des regrets… Tout cela n’est guère réjouissant, porte peu à la rigolade mousseuse et pour tout dire ne concerne que moi. Néanmoins il y a des disques qui attendent, alors parlons plutot des disques !
Tiens creusons dans de l’oublié, déterrons un sombre magot, soyons abscons et comme noyés dans la masse d’un brouillard palimpseste. Le sombre magot du jour sera ce disque de Justen O'Brien. Ne me demandez pas la topographie d’une quelconque Île au trésor, c’est un secret et j’ai avalé ma boussole, sachez seulement que ce magot là résonne comme du Love (vous voyez Love ?) et que puisque que quand il y a un peu de Love dans l’air il faut un Arthur Lee pour faire bonne mesure, notre oublié ami du jour Justen O'Brien fera donc office d’espèce d’Arthur Lee... Un Arthur Lee, en pire, de seconde main, mais omniscient car pratiquant tous les instruments de son disque hormis les peaux qui seront battues par un certain Jake ! Ce disque là, le disque de Justen bidule, est un machin mordoré anachronique, plus que transparent en 1978 mais vaguement agréable aujourd’hui ; une petite grâce grêle, des jolies guitares avec un joli fuzz, du psychédélisme de salon bien repassé et bordé de jazz avec par-dessus un crooner relâché-amoindri qui semble siroter un synthétiseur-bulle sans olives… Ajoutons une belle moustache frémissante pour chapeauter le tout et le tour est joué. Un drôle de tour sans magie, mais avec un petit charme, pas de quoi faire sourire le misanthrope demeuré en lui-même ; il peut parfois sembler s’occuper d’autre chose que de lui-même, sachez que c’est un prétexte.
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Raoul
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Mer 15 Oct - 1:01

David Thomas and The Pedestrians - The sound of the sand and other songs of the pedestrians (1981)

Le piéton est un quidam humanoïde se déplaçant à pied, en marchant ou en courant, on l’opposera au transporté, individu découragé par lui-même, qui lui, se contente d’être déplacé tel un roi fainéant par moult véhicules motorisés ou non… automobiles, colportages en commun en dehors des périodes de débrayages, cycles automatisés, veaux, vaches, cochons… Le piéton est adepte d'un mode de transport dit « doux. » Sa vitesse est de l'ordre du mètre par seconde (5km/h environ) Un minimum de marche journalier est nécessaire pour le bon fonctionnement de tout corps encore un peu frétillant, un minimum de marche au gré du hasard est réputé nécessaire pour le bon fonctionnement de toute âme encore un peu sautillante. Il faut savoir qu’un maximum de psychogéographie outdoor est également nécessaire pour atteindre une indispensable déréliction poétique face aux choses. Aux tristes possesseurs de GPS (Global Positioning System) je ne dirais qu’une seule chose : piétinez ce morne boîtier en polymère aggloméré et chantez sous la pluie !

Il y a trois photos vaguement connues d’Alfred Jarry. L’une prise par Nadar où Alfred pose plein de morgue dans une attitude trop moderne pour être honnête, une autre (photo de classe recadrée) où il ressemble à un Rimbaud en pire, la troisième, la plus intrigante, c’est cette photo prise devant le phalanstère de Corbeil où le père d’Ubu, drôle de casoar à moustache, chevauche sa bicyclette Clément Luxe modèle 1897. Une bicyclette achetée à Laval et qu’il ne paiera jamais vu que figurez-vous Alfred avait des choses passionnantes à faire en dehors de payer des bicyclettes ! Psychogéographer à dos de vélocipèdes, par exemple… tirer à l’arme à feu sur les enfants des voisins… grimper dans les arbres tel l’orang-outan ou le rouge gorge...
On rapprochera le vélocipédiste du piéton dans le sens où les deux se consument eux-mêmes… dans le sens où ils n’usent pas la bête ou l’énergie fossile….

Ah oui ! David Thomas et ses piétons dans tout ça ? Chacun sait ce que le replet David doit à Jarry et énormément, notamment cet esprit dada qui fait la grâce de Père Ubu en dehors des périodes brumeuses au-dessus de Tokyo. Et bien figurez-vous que dans cet album de 1981 (premier de l’oiseau en solo à plusieurs) l’esprit est là, parfois plus dadais que dada, avec parfois plus de fantaisie pastorale, et en tous les cas un casting impeccable pour accompagner un Crocus faisant mine d’être seul … John Greaves, Mayo Thompson, Richard Thompson, Philip Moxham… Drôles de piétons sachant faire habilement avec les trottoirs. Drôles de trottoirs où il faut savoir coexister avec d'autres éléments aux cinétiques différentes (charrettes à marmots, patins à roues alignées, etc.) ou paralysés (mobilier urbain), tout cela pourrait créer des tensions sans un minimum de souplesse !
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beachboy
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Mer 15 Oct - 9:10

Excellent album, tout comme ceux du grand Pere Ubu
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Raoul
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Ven 17 Oct - 21:47

Steve Young - Rock Salt and Nails (1969)



Oublions les saumâtres Eagles qui un jour se permettront une reprise de Steve Young en plein milieu de la route, oublions beaucoup de choses ; il faut oublier toujours et encore…Une fois l’oubli céans regardons le disque supposé nous occuper se démêler ; singulièrement regardons qui peut bien le faire tourner ce disque. Outre Steve Young - c’est son disque à lui, son premier – il y a Gram Parsons à l’orgue, Gene Clark à l’harmonica, Chris Ethridge à la basse… moi-même nulle part… Une belle congrégation égarée dans les buissons. Ecoutons à présent ce qui se trame , ce bruit sourd qui tourne sous les fagots… un bon disque hâbleur devant les stetson(s), circonspect face à la doxa country dominante… oh ! pas le plus beau de ce ramage sauvageon vite baptisé Outlaw country par les catalogueurs assermentés du secteur, pas le plus beau disque du monde non plus, mais un bon disque… oui oui un bon disque…
Le souvenir des yodlers (Coyote) une courte angoisse (Kenny's Song) un beau bruit qui monte des marais, une belle voix qui tourne dans les roseaux qui gémit contre les promontoires de boue, le corps fuyant des eaux glissantes ; quelque chose du râga, l’ascendant et le descendant de la voix (Coyote toujours) et puis sur la fin cette merveille labellisée Hank Williams (My Sweet Love Ain't Around) , mon doux amour … avec un Gene Clark sans guitare espagnole mais avec son plus magnifique harmonica.

Question disque le second de Steve Young Seven Bridges Road sera encore meilleur, question nœud dans l’estomac, et larmes contenues, Steve Young sera surtout au menu de Heartworn Highways, le plus beau western en creux du monde… dans les vapeurs d'eau-de-vie sur le côté de Townes Van Zandt et de Guy Clark, il y a de pires compagnons de nuées.
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Raoul
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Mer 22 Oct - 23:42

Stuart Moxham & The Original Artists - Signal Path (1992)



Des disques étaient empilés, là, vraisemblablement négligés pour leur air commun, déprimé, ou simplement débonnaire. Un peu désœuvré, désoccupé de la moindre occupation vitale, j‘avais saisi, au hasard, l’un de ces surannés enregistrements sous forme de 33 tours. Sans aucun risque, sur le haut de la pile, le moins défraîchi, le moins susceptible de me décevoir, moi qui suis si souvent sujet à la plus anodine alacrité envers les choses chantantes et musicales. Non sans un frêle émoi, aussitôt passé le contact bien réel avec le diamant, la galette de celluloïd bientôt en pleine rotation, le charme avait agi. Oh rassurez-vous ! Aucune grande force et encore moins de décisif, d’important ou de crucial, mais un charme simple voyez-vous ! Le genre de disque qui après quelques printemps d’oubli coupable, resurgissait là, sur le haut de la pile comme par bonheur . Une fois la poussière soufflée, un vieux canapé écru trouvé, il suffisait donc de renverser la tête, à défaut de ciel, vers le plafond et sans ne plus rien désirer si ce n’est un vague abandon, s’imaginer des spectres tourbillonnants. Le disque imperturbable et impassible devant cette inventée sarabande d’esprits frappeurs et bondissants, tournait sans crainte et avec un tact indéfectible, une sagesse sincère. du soleil sur les rideaux, un coma de juste mesure…

Ah ! oui puisqu’il y a cette manie, cette sottise à vouloir vraiment parler des disques, sachez que le disque sur le sommet de la pile était un disque de Stuart Moxham. : Signal Path. Inutile de refaire l’histoire, vous savez déjà tout sur ce doux quidam là : Stuart Moxham avec et derrière, Alison Statton chez les jeunes géants de marbre… Stuart Moxham et The Gist ce merveilleux faux groupe lunaire qui venait après le triomphe accidentel des Young Marble Giants … Stuart Moxham en piéton léger chez le gracile lépidoptère David Thomas… ensuite plus rien, dix ans de silence monacal… …
Après tant mutisme, le disque qui devrait nous importer Signal Path n’était pourtant pas ce que nous attendions de lui. Nulle contrariété, aucun ressentiment, pas le chef-d’œuvre éclos d’un génie incompris, tout simplement un disque agréable, reposé et plein de cœur. Des chansons, pudiques et suggestives ; oui des chansons ! Avec les moyens du bord, une petite méthode assimilée jusqu’à ses bords les plus intimes ; l’épuisette folk-rock sur le dos, un orgue ingénu, une boite à rythme sensible et des ritournelles atmosphériques dans le tube à essai.
Il y avait un titre où Alison Statton fredonnait comme en attendant le bus, le meilleur de Brian Eno et de ses chansons pastel, Buddy Holly en peinture à l'eau et sans aéroplane fatal, Robert Wyatt sans le gris et les dégradés déchus vers le blanc. Voilà c’était un disque loin de la technique, de la brutalité et de la subversion des âmes et des consciences, loin de toutes ces choses qui nous accaparent bien souvent... un disque pareil à une caresse, précaire et sensible comme le quidam incertain prêt à tomber d’un possible canapé écru. Je reposais le disque, de la poussière sur le suivant… au suivant !
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Raoul
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Ven 24 Oct - 1:20

The New Creation – Troubled (1970)



Sus au xian folk ! Voilà le garage xian ! Oublions les guitares en bois et l'éthérée rédemption ! Voilà nos amies les « New Création » voilà l’électricité ! Elles ne semblent jurer que par les fleurs dans les cheveux, nos New Création.. Jésus...Che Guevara...la contre culture et même la révolution ! Des Shaggs hippies sans un papa pousse au crime derrière mais encore un peu hiératiques et avec une sorte de secte en mousse qui les poussent derrière (Le Jesus People movement, tentative de greffe catholique sur le mouvement hippie)
« Countdown To Revolution ! » Le premier titre de nos amies est l’exact résumé de la situation, une expérience psychédélique (assez terrible pour les esgourdes, moins pour les zygomatiques) un embrouillamini lysergique à bougies avec bandes passées à l’envers, bruit du canon et maelstrom sans nom . La révolution (super), la guerre (brrr), le Congo ( ?), le Vietnam, Jésus Christ et la rédemption passent (et même la fumette…)
Le reste de l’album qui est plus garage et moins « expérimental », bourdonne Shaggs avec de temps à autre d'aléatoires remontées velvetiennes, boiteuses et rachitiques. Une plausible Moe Tucker qui tambourine et un vrai garçon à la guitare (sommaire) qui nous fait Sterling Morrison sans le savoir et chante par instant comme un Lou Reed fixé à l’eau bénite (quand il ne sifflote pas).
Il faut bien avouer que l’écoute de cette chose pour le moins aérolithique ne peut se faire sans une distance respectable face au sujet ouï. Peut être que par exemple l’utilisation d'un assortiment bien choisi de substances illégales pourrait hypothétiquement et hypocritement révélé à l'auditeur la vraie nature de ce disque : du bidule psychédélique indéniable. En tous les cas c’est plus une curiosité qu’autre chose, la curiosité est un vilain défaut. Amen !




NB : Il n’y pas de bassiste, le bassiste est décédé ou n’a jamais existé
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Raoul
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Mar 28 Oct - 22:56

Randy Burns - Evening of the Magician (1968)


« Tout n’est pas dur chez le crocodile. Les poumons sont spongieux, et il rêve sur la rive »

Henri Michaux
Face aux verrous

Ces flûtes dépressives comme un lendemain de bad trip. Sur la pointe de la langue encore le goût du gardenal du matin. C’est un disque ESP, le second de Randy Burns, le meilleur. Du Dylan trempé dans l’acide. Des chansons échappées de Greenwich Village qui travaillées dans leur fine masse prennent une tournure lysergique. Un orgue spectral enveloppant comme étouffant les mélopées d’un mince suaire, ces fameuses flûtes mélancoliques, nimbées morbides, qui elles clouent un essemble bien sombre… drôle de crucifixion... L’esprit de Pearls Before Swine aussi mais sans la voix de palmipède asthmatique de Tom Rapp…et de la tristesse, de la tristesse à revendre ! Un disque qui se déploie dans un malaise sage, une inquiétude feutrée, une gravité où chaque note pèse de toute sa densité. Un disque assez peu hilarant pour tout dire….
Oui mais bon voilà j’exorcise car les temps sont mornes, l’été n’est pas là ! L’anticyclone des Açores sifflote ! Vous voyez bien cette dépression de grande étendue censée garder une situation et une forme générale quasi-stationnaire durant une longue période mais qui là joue les dilettantes… Saloperie d’anticyclone qui ne garde plus rien pour lui, saloperie de dilettantes !
mardi 7 août 2007

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odradek
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Mer 29 Oct - 2:46

Raoul a écrit:
Randy Burns - Evening of the Magician (1968)


« Tout n’est pas dur chez le crocodile. Les poumons sont spongieux, et il rêve sur la rive »

Henri Michaux
Face aux verrous

Ces flûtes dépressives comme un lendemain de bad trip. Sur la pointe de la langue encore le goût du gardenal du matin. C’est un disque ESP, le second de Randy Burns, le meilleur. Du Dylan trempé dans l’acide. Des chansons échappées de Greenwich Village qui travaillées dans leur fine masse prennent une tournure lysergique. Un orgue spectral enveloppant comme étouffant les mélopées d’un mince suaire, ces fameuses flûtes mélancoliques, nimbées morbides, qui elles clouent un essemble bien sombre… drôle de crucifixion... L’esprit de Pearls Before Swine aussi mais sans la voix de palmipède asthmatique de Tom Rapp…et de la tristesse, de la tristesse à revendre ! Un disque qui se déploie dans un malaise sage, une inquiétude feutrée, une gravité où chaque note pèse de toute sa densité. Un disque assez peu hilarant pour tout dire….
Oui mais bon voilà j’exorcise car les temps sont mornes, l’été n’est pas là ! L’anticyclone des Açores sifflote ! Vous voyez bien cette dépression de grande étendue censée garder une situation et une forme générale quasi-stationnaire durant une longue période mais qui là joue les dilettantes… Saloperie d’anticyclone qui ne garde plus rien pour lui, saloperie de dilettantes !
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J'abonde James, cet album est superlatif.

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Raoul
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Ven 31 Oct - 2:33

Kenneth Higney - Attic Demonstration (1976)

Bon en gros c’est n’importe quoi du folk rachitique avec une guitare acoustique accordée au petit bonheur la chance, une guitare sommaire comme dirait l’autre, et aussi une voix tellement aléatoire tellement !!! Et d’autres titres furieusement psychés avec une guitare électrique furibarde on se demande pourquoi, et une batterie tellement riquiqui , tellement !!! Des bouts de mélodies qui tentent une existence burlesque mais qui résistent qui ne sortent pas, ne naissent pas vraiment, et pourtant tout est très touchant comme si ce disque que l’on imagine enregistré avec un espoir lassé ne pouvait être qu’une empreinte abandonnée par Kenneth Higney un jour de 1976, une chose tellement importante pour lui, tellement !!! Bon avançons un nom en tremblant, il y a du Jandek chez Kenneth Higney

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odradek
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Ven 31 Oct - 19:23

Raoul a écrit:
Kenneth Higney - Attic Demonstration (1976)

Bon en gros c’est n’importe quoi du folk rachitique avec une guitare acoustique accordée au petit bonheur la chance, une guitare sommaire comme dirait l’autre, et aussi une voix tellement aléatoire tellement !!! Et d’autres titres furieusement psychés avec une guitare électrique furibarde on se demande pourquoi, et une batterie tellement riquiqui , tellement !!! Des bouts de mélodies qui tentent une existence burlesque mais qui résistent qui ne sortent pas, ne naissent pas vraiment, et pourtant tout est très touchant comme si ce disque que l’on imagine enregistré avec un espoir lassé ne pouvait être qu’une empreinte abandonnée par Kenneth Higney un jour de 1976, une chose tellement importante pour lui, tellement !!! Bon avançons un nom en tremblant, il y a du Jandek chez Kenneth Higney




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Raoul
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Lun 24 Nov - 22:06

From Papeete to Teshupo (2001)



Un drôle de type vient me voir, il vient me voir tous les Dimanches, les autres jours il n’est pas là, il travaille. Comme il ne vient pas souvent ma barbe pousse. Elle ne pousse que sous mon menton. Le type qui vient me voir le dimanche, a les yeux cernés, il est bizarre. Il travaille dans un hôtel la nuit. La nuit il entend les gens faire des choses avec leurs corps, et il a des bonheurs coupables Il est tenaillé et glauque on l appelle Monsieur Hermès. Le jour il écrit des choses, mais très peu c’est une parure.. Un clandestin dans l’endroit où il écrit tous ces signes que les gens décodent et que moi je ne comprends pas. Ma barbe me gratte et j’ai perdu ma bicyclette, heureusement il n’est pas minuit et il ne pleut pas

Monsieur Hermes n'aime ni la pluie ni le verglas, par contre, il voit sans déplaisir les feuilles tomber, il aime patauger dans la boue liquide une fois l'averse passée, il aime respirer l'odeur de chien mouillé des passants, l'odeur acre, presque une odeur d'urine,des feuilles amassées en tas sur le bord des trottoirs. Le dimanche quand il vient me voir Monsieur Hermes sent tout ça, le chien mouillé une vague et tenace odeur d'urée …C'est pourquoi parfois je le reçois avec mon manteau enroulé autour de ma tête. Je l'écoute et des fenêtres s'ouvrent dans ma tête.

Il y a des jours ou je tourne franchement en rond ou je me donne l'impression de vivre autant de choses qu'un poisson rouge.

Dimanche dernier Monsieur Hermès n'est pas passé, quand il ne passe pas je m'imagine que je suis lui, toutes ces voix, toutes ces pensées ne sont pas les miennes, je suis monsieur Hermès, je ne suis plus rien, je ne sais rien, cette voix n'est pas la mienne, je ne le dirais pas car je ne le saurais pas, peut-être que finalement, je suis Monsieur Hermès ?

J'ai écouté, j'ai tendu l'oreille, la vie continue, chaque jour la désagrégation des fibres émets un clapotis en moi, clapotis que j'ai de plus en plus de mal à percevoir. Je reste dans mes gonds, je n'en sortirai plus

Monsieur Hermès est venu. Ca allait, je m'étais oublié. Ce n'est pas vrai, ça allait, j'étais ailleurs dans une immobilité de pierre. Alors il est venu, … Il m'a montré son tibia couvert d'écorchures … la vieille voisine écoutait derrière la porte, j'ai ouvert la porte. Je l'ai assommée avec un pot de fleur. Monsieur Hermès ennuyé est parti en clopinant de son tibia couvert de bleus et de cicatrices, la petite vieille au sol ressemblait à un lardon. Au commissariat je me suis endormi sur la chaise, la chaise aux pieds métallique vert comme avant, à l'école. Homicide volontaire, le policier portait des chaussures jaunes. Je me suis gratté le nombril, de la poussière dedans...

Je suis en éveille et j’ai peur de Monsieur Hermès. Le type du commissariat avec les grosses chaussures jaunes m’a posé des questions sur Monsieur Hermès, sur l’hôtel où il travaille, je ne sais rien, je n’ai pas de comptes à rendre …

Je suis libre à présent, relâché, le pot de fleurs est oublié. Je me suis jeté sur mon lit. J’entends le bruit de mon cœur sous mes os, le battement des veines sur mes tempes. J’ai soif, il fait chaud, je sens la sueur couler sur ma joue. J’ai peur et je suis calme. Monsieur hermès rode en moi. Je veux me souvenir du visage de Monsieur Hermès de l’expression trouble de son visage mais je n’ai plus de souvenir, je n’ai qu’un souvenir erroné du visage de Monsieur Hermès, ce souvenir vague m’accable.

Alors finalement je ne suis plus rien, l’autre renonce à être moi, et cette musique tahitienne qui s’élève. Au-dessus de mon lit sur l’un des quatre murs de ma chambre jaune, il y a accroché ce tableau de Van Gogh , et la lumière dans la fenêtre là dans le tableau n’est plus celle d’Arles, mais celle de Tahiti . Gauguin est un autre Monsieur Hermès, et moi, car finalement je suis moi, je passe par la fenêtre…
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Raoul
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MessageSujet: Re: Band of outsiders   Jeu 4 Déc - 22:08

Beau Brummels - Bradleys Barn (1968)



Apres avoir orienté les Beau Brummels dans un sillon pop folk psychédélique (Triangle un chef d’œuvre), leur producteur Lenny Waronker embarque nos oiseaux vers Nashville avec l’idée futée de leur faire goûter un petit bout de country. Une country débarrassée de pas mal de choses, une country avec des cheveux presque un peu longs assez influencée par d’autres oyseaux les Byrds de Sweetheart of rodeo!
Bon alors, les faux dandys Brummels digèrent t-il bien les Stetsons ? Grande question ? Pour s’éloigner des métaphores culinaires à chapeau plouc, disons que si on égare un peu de la mélancolie moirée qui faisait la singularité (le charme ?) des premiers Brummels le disque est néanmoins très bon, marqué par la musicalité maligne de musiciens * pas décontractés pour rien avec plein d’intuitions dans le territoire de l’arrangement. Un banjo accrocheur « Turn Around » un vibraphone qui tend la mélodie « Deep Water » un orgue matois parfois « Jessica » … Le tout dégageant une tenace saveur de Byrds barbus et de Dylan circa 68 sans le laid back palmipède (et les lyrics.) Bon évidemment et surtout il y a la voix toujours majestueuse de Sal Valentino moins nimbée et dans le spleen et plus dans une exhortation ambrée des sentiments, une voix plus mûr qui assume sa pleine complexité. Ecoutez « Little Bird » par exemple, pas loin de Tim Buckley même si derrière la trame musicale est beaucoup moins aventureuse …

* En 1968 les Beau Brummels ne se résume plus qu’à Sal Valentino et Ron Elliott, accompagnés par un aréopage de paisibles requins Nashvilliens , le guitariste Jerry Reed et le batteur Kenneth A. Buttrey, vétérans des Naschville’s session de Dylan notamment.
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