Shelter From The Storm


 
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 Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast

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Bloomers
Only A Hobo


Nombre de messages : 8
Date d'inscription : 29/08/2005

MessageSujet: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Mer 31 Aoû - 9:22

Bonjour à tous,

Moi c'est Bloomers, animateur radio à Bruxelles et comme vous un passioné de musique 60-70...

J'aimerai connaitre votre avis sur Mike Bloomfield...

Désolé si vous trouvez que  le texte est trop long, le but est de démontrer qu'il à sa place au panthéon des guitar Hero au même titre que Clapton...

Sources :
"Bob Dylan Epitaphe 11" Stéphane Koechlin(Flammarion)
"Erudit Rock" par Phillipe Thieyre (le seul article paru dans Rock & Folk)
"If You Love This Blues" par Jan Mark Wolkin & Bill Kenon



Très méconnu en Europe Mike Bloomfield fait partie des grands guitaristes qui, comme Eric Clapton marquèrent de leur inventivité l’histoire du BLUES et en changèrent définitivement le cours.
Malheureusement pour lui, rongé de l’intérieur par ses démons et la drogue, dévoré par une passion pour le blues authentique, il ne connut pas avec ses propres disques le succès de son homologue anglais.

Michael Bernard Bloomfield était arrivé au monde en 1944, à Chicago comme Roger McGuinn (Byrds), il avait passé presque toute sa vie à l'ombre des vents et du lac. Son père et son oncle Harold concevaient des fournitures pour les hôtels, hôpitaux, restaurants : casseroles, salières...le géniteur disait à son jeune fils :
"Tu prendras ma suite, j'espère. C'est un métier sûr. On aura toujours besoin d'ustensiles de cuisine. A quatorze ans, tu sais ce que je faisait, je travaillais dans une station service. J'espère que tu retiendra la leçon..."Michael partait dans sa chambre et se posait devant le fenêtre pendant des heures. Son père le rejoignait.
Assez ! j'ai à te parler !
Et il racontait, avec de grands gestes, l'arrivée, au début du siècle, du grand-père Sam Bloomfield, un Russe qui avait vendu des tartes sur les trottoirs de Chicago. L'immigrant avait enseigné à ses descendants la vertu de l'effort, de la morale. Mike s'étaient ainsi acquitté des cours de religion juive car son père y tenait pour honorer la mémoire de l'ancêtre Sam. Mais le reste ne lui convenait pas. Quel Ennui ! Son regard plongeait sur la route, le jardin de leur maison. Une voiture passait de temps en temps, un chien aboyait...Et puis rien. Encore une voiture...L'hiver, le poids de la glace, du froid et toujours l'ennui.

Pour approcher son désir, il croyait beaucoup à ce bel objet brillant posé près de son bureau : sa guitare. Il se souvenait du jour où son frère Allen et lui avait entendu leur cousin Chuckie jouer. Ce garçon faisait se pâmer les filles de la famille. "S'il en est capable, nous aussi" , se dirent les deux jeunes Bloomfield. Mike avait juste treize ans. Avec son argent de poche, il acheta une guitare et déploya plus d'aptitude qu'Allen, mais le paya cher.
-Pense à tes études, hurlait le père, laisse tomber cette guitare ou je la casse.
Il entrait en furie dans la chambre de son fils et renversait tout.
-Tu es un bon à rien.
Mike Pleurait, criait, mûrissait les vengeances les plus raffinées contre le tyran. Le pauvre homme confisquait la radio qui égrenait le rock d'Elvis Presley et le jeu de son guitariste Scotty Moore. Mike s'accrochait au poste, tempêtait, insultait son vieux et quittait la maison en claquant la porte, avec sa guitare. L'instrument lui permettait de déserter ce petit quartier provincial, de voir du pays comme il en rêvait. Son père aurait beau opposer toutes les objurations du monde, il finirait par s'incliner. C'est donc avec cet espoir là qu'il accepta de participer à la bar-mitsva, sous le regard fier de la famille, Harold, Allen, et au premier rang, le père bien sûr. Nous étions en 1956. Sur les photos, vêtu d'un costume cravate, les cheveux coupés courts, le jeune Bloomfield sourit, le cou ceint d'une écharpe blanche. Il lut un passage en hébreu, récita le haftorah en ajoutant quelques effets de théatre qui l'amusaient. il fut même drôle. Après le cérémonie, le père de Mike lui donna l'accolade.
Tu es un homme maintenant.

Il croyait avoir convaincu son fils d'abandonner sa maudite guitare.
Mais Mike ne voulait rien lâcher. Il rêvait de s'envoler par la fenêtre comme les personnages du roman de Kerouac, Sur la route. Depuis qu'il avait lu ce texte, il refusait de se lever aux aurores et de mener une existence d'esclave.
-Je deviendrai Bluesman ! répétait-il.
Quoi de plus naturel pour un jeune musicien né dans la cité bleue ?
Mais on se moquait de lui comme on s'était gaussé de ses piètres performances athlétiques à l'école.

Un soir, il apprit que le grand Muddy Waters jouait dans un club de la ville. C'était au Pepper's Lounge. Mike savait qu'il ne pouvait rentrer à cause de son âge, mais s'approcha le plus près possible du feu dont il apprécia la tière chaleur. Des gens comme le superbe guitariste Jimmy Reed, le légendaire harmoniciste Little Walter formaient le couronnement d'une soiré habituelle et pourtant, ici à Chicago, jamais comme les autres...
Une ouverture, minuscule, dans le pierre, laissait filtrer des sonorités magiques de guitare hawaienne, des parfums de bois madré, de clairière. Promenant ses grands yeux ouverts, Mike, le jeune garçon juif, s'était senti petit aux portes de ce monde noir, avec ses villes de forêt, ses scieries mythique, ses montagnes immenses et ses champs à perte de vues. Il était alors retourné chez lui et avait travaillé dur sa guitare. Il souhaitait devenir le meilleur.

Pendant les années suivantes, il avait trainé dans les clubs mal famé du Southside de Chicago jusqu'à devenir le gérant du Fickle Pickel (un modeste club de Blues). Il était heureux dans la nuit, à passer sa musique favorite, à rencontrer des gens comme big Joe Williams ou cotoyer Muddy Waters qu'il avait suivi jusqu'à son domicile pour l'interviewer comme un gosse émerveillé. A L'occasion, Mike grattait avec eux. Mais c'était désespérant. Comment un graçon juif pouvait-il ressentir le blues ? Sa musique (du moins il en était persuadé) gardait quelque chose de raide, de dûre là où ses modèles atteignait le plus parfaite souplesse. Alors, il avait cherché et puis avait découvert par hasard, sur un étalage, le disque de Dylan. Il adorait. Peut être était-ce ce folk-là qui lui convenait ? Quelle merveille ! sa vie s'en trouva changée. Mike avait tenu à rencontrer le créateur de ces chansons pures à la sonorité tranchante qui samblaient se suffire à elle même.
Mais demain ? Peut-être évoluerait-il dans sa propre musique ? Mike sentait Bob Dylan proche du Blues évidemment, seulement proche car ce jeune maitre n'avait pas grandi dans le Mississippi, mais ils trouvait sa propre identité, entre la poésie, le folk parlé et une certaine noirceur. Un bel exemple pour le jeune Bloomfield. C'était donc possible. Q'un juif Blanc jouât une musique roots, noire, agressive ! Et pourtant, le secret demeurait encore bien gardé. Des clefs lui manquait. Mike devait approcher Dylan le plus rapidement possible, lui parler afin d'obtenir toutes les réponses à ses angoisses.
En attendant, il savourait son bonheur.

Pour ce qui est de l'histoire, Mike avait réalisé le rève de Bob Dylan. Cheminer aux côtés du légendaire bluesman Big Joe Williams. Et il ne mentait pas car il sortait des photos comme preuves.
-Nous sommes remontés jusqu'à St Louis. Une bonne école...Mais ce que Mike omettait d'ajouter, c'est que Big Joe, un jour, ivre, l'avait égratigné d'un coup de couteau. Les deux homme n'avaient pas mené une route des plus sereine, se produisant au festivel folk de chicago le 31 janvier 1964.
-Il ne savait pas lire ni écrire, racontait Mike. Mais c'était un type génial

Au début des années 60, il avait fondé son premier groupe avec l’harmoniciste Jim Schwall, futur co-fondateur du Siegel & Schwall Band. C’est à ce moment qu’il rencontrera ses futurs fidèles compagnons : le chanteur  Nick Gravenites, le pianiste/organiste Barry Goldberg, le bassiste Harvey Brooks et les harmonicistes Charly Musselwhite & Paul Butterfield.
Mike Bloomfield bientôt n’hésite plus à monter sur scène avec ses amis  et devient vite une célébrité locale. En effet, tout le monde veut voir ce guitariste blanc que Muddy Waters en personne adore écouter et considère comme son fils spirituel...

Sa première apparition discographique date de mars 63. Il se contente d’accompagner à la guitare sèche  les Tennesse Jug Busters de Yank Ratchell.
Au début de l’année 64, il apparaît également sur le 33 tours « Broke & Hungry » avec la même formation mais cette fois ci, sous le nom de Sleepy John Estes…

Vers la fin de 1964, il enregistre ses première démos pour John Hammond Sr. (le légendaire producteur de Columbia qui découvrit entre autre  Bob Dylan & Aretha Franklin)…
Malheureusement à cette époque, le label Columbia se révèle vite incapable de promouvoir un guitariste de blues électrique et abandonne le projet après seulement quelques titres que l’on retrouvera 30 ans plus tard sur « Essential Blues » et "I'm Cutting Out" deux compilations indispensables…

En Décembre 64 le producteur Paul Rotchild engage Mike Bloomfield pour étoffer le son des premiers enregistrements du Paul’s Butterfield Blues Band


  Jerome Arnold (Bass),Paul Butterfield (Vocals & Harmonica),Mike Bloomfield (lead guitar)
Le Paul Butterfield Blues Band était emmené par un dingue d'harmoniciste, Paul Butterfield, un violent. Les nuits du grand lac étaient dangereuses, et comme Paul le chanterait : 'Je suis né à Chicago, mon père m'a dit : alors achète toi un flingue". Ce "flingue" bosselait sa veste, il le planquait sous l'oreiller, comme pour se défendre des démons ténébreux. Mais le revolver ne lui servait pas. Doté d'une force incroyable, Butterfield préférait utiliser ses poings, et n'importe quel prétexte suffisait à expurger sa brutalité. Il éructait, passait ses nerfs sur les chaises, les verres...Ils ne cessait de houspiller l'autre guitariste, Elvin Bishop, son ami pourtant. Ensemble ils avaient écumé les clubs de blues, s'étaient battu à coup de tables, de bouteilles.

Bloomfield avait simplement répondu à une invitation du patron d'Elektra, Paul Rothchild.
-J'ai quelque chose pour toi...Un vrai groupe de blues qui s'apprête à enregistrer son premier album. Vous allez faire des étincelles...ça te dit ?

Bien sûr que ça lui disait ! Il allait rejoindre son ami Nick "The Greek" Gravenites qui n'appartenait pas au groupe, mais leur avait composé le merveilleux "Born In Chicago". Le Paul Butterfield Blues Band existait depuis plusieurs mois, et Mike se glissa parfaitement entre ses musiciens forts en gueule qui occupaient leur nuits en beuveries.
-Tu te souviens quand on a joué avec Muddy Waters. Et le grand Harmoniciste Little Walter ?
Paul et Elvin avaient accompagné tous les grands maitres noirs de la région. Mike attendait beaucoup de ce projet, sans doute aussi parce qu'il n'en avait pas d'autre sous le main.
-Je ne sais pas où nous allons, disait-il. Nous allons enregistrer notre premier album avec Elektra, sans doute un disque de Blues classique alors que nous sommes blancs. A quoi cela nous mènera d'imiter les noirs ?

Il comptait beaucoup sur la rythmique noire que Paul avait réunie : le bassiste Jerome Arnold et Sam Lay, le batteur,  jouaient avec le grand bluesman Howlin' Wolf. Butterfield, lui, envoyait à toute volée son chant et ses notes d'Harmonica. Sa violence, pour une fois, éclaboussait leur blues qui avait la dureté de la pierre et des champs calcinés. Ils reprenaient les classiques, "I Got My Mojo Workin'" de Muddy Waters, "Last Night" de Walter Jacob qu'ils jouaient de manière plus rapide, sèche. Paul et Mike avaient même composé un morceau, "Thank You Mr Poobah"*(Curieusement, les premiers enregistrement du Paul’s Butterfield Blues Band restèrent inédit jusqu’à la parution du CD « The Lost Elektra Sessions » en 94, à nouveau 30 ans après)
Bloomfield tentait d'atteindre, avec sa guitare, la note juste, la note sensuelle, et se désespérait de ne pas toujours y parvenir. Il ne changeait pas , et cette quête inlassable plaisait à Dylan qui avait déniché là, son homme de confiance.

Quand Dylan l'appela pour l'inviter aux sessions de son nouvel album studio, Bloomfield crut d'abord à une plaisanterie. Il n'en revenait pas. Quel honneur ! Quelle fierté ! il n'hésita pas et prévint ses nouveaux partenaires de sa petite infidélité. Il crut déceler en Butterfield une certaine ironie, mais le "fou" se garda bien de dire quoi que ce soit. Il avait été assez malin pour apprécier le talent du guitariste juif et que le mandat de Dylan rejaillirait sur le groupe.
-Tu ne nous lâche pas, hein ? Lança  simplement Paul, accompagnant sa vague mise en garde d'un regard où se mélait à la fois supplication et de la dureté.
Mike s'était retourné et avait souris.
-Ne t'inquiète pas



Juillet 65 Le Butterfield Blues Band  participe au Festival folk de Newport et à cette occasion, accompagne Bob Dylan avec Al Kooper pour son tout premier et mémorable concert électrique.
Dans la foulée, Mike Bloomfield est embauché pour les séances d’un album qui bouleversera la vision musicale de plusieurs générations : « Highway 61 Revisited »
Bob Dylan considère encore aujourd’hui Mike Bloomfield comme le meilleur guitariste qu’il ait jamais côtoyé... il lui proposera même de faire partie de son groupe à part entière pour sa future tournée européenne... en vain.


En Octobre 65, on le retrouve avec le Paul’s Butterfield Blues Band , les studios Elektra capturent enfin  avec succès le premier album du groupe, le son est capté live en studio avec sur certains morceaux, la présence du pianiste Mark Naftalin.
Cependant l’harmonica de Paul Butterfield est encore trop omniprésent, ce qui laisse à Mike Bloomfield que de bien maigres solos…


Après d’innombrables concerts  donné à Chicago, New York et San Francisco…le groupe atteint son apogée.
Le second album, « East-West » témoigne de cette époque bénie. Il est évident que quiconque appréciant le blues devrait posséder dans sa discothèque un exemplaire de ce « East-West »…
Outre d’excellentes reprises de blues tels que « Walking Blues » ou « Two Trains Running », le Butterfield Blues Band grave deux instrumentaux légendaires…
Le premier « Work Song », est un célèbre thème de Jazz remanié en un duel harmonica-guitare explosif…
Le second « East West » est une longue improvisation inspirée par la musique indienne et le LSD qu’il commence à ingérer quotidiennement.
Etiré parfois jusqu’à 40 minutes en concert, « East West » fera de Mike Bloomfield le premier guitar-hero américain et ouvrira la voie du psychédélisme à tous les apprentis guitariste.




En 1967, Mike Bloomfield quitte Chicago et le Butterfield Blues Band  et part s’installer à San Francisco en Californie.
Sur place, il met sur pied le groupe de ses rêves : l’Electric Flag.
Pour la première fois dans l’histoire du rock, nous avons à faire à un big band moderne composé de dix musiciens, tous triés sur le volet. Le noyau dur est composé du chanteur Nick Gravenites, du bassiste Harvey Brooks, de l’organiste Barry Goldberg et de Buddy Miles, futur batteur de Jimi Hendrix. S’ajoute aussi une section de cuivres complète, inédite pour l’époque.
En juin 67, l’Electric Flag débute fort au célèbre Festival de Monterey et enregistre dans la foulée la Bande Original du film « The Trip » pour le réalisateur Jack Nicholson.
Psychédélique et complètement délirante, cette B.O. est entièrement composée par un Mike Bloomfield sous acide.

 


Le second album du groupe « A Long Time Comin’ » paraît début 68 chez Columbia, un choix qui ne fait pas l'unanimité dans le groupe. en effet le label n'avait pas de producteur et ingénieur capable de retranscrire la puissance de ce groupe hors du commun (tout les musiciens présents ont été rassemblés avec le plus grand soin) qui allait entrainé la formation de groupe comme Blood Sweat & Tears & Chicago .
Cette oeuvre surproduite mélangeant blues, jazz, soul, & bruitages sonores divers est bien trop en avance pour son temps. Le disque est descendu en flamme par la critique et fait un flop monumental.
la même année quand l’Electric Flag sort son second album, l’indiscutablement mauvais « The Electric Flag : An American Music Band », Mike Bloomfield ne fait déjà plus parti du groupe… Déprimé par les tournées incessantes, la drogue et les problèmes d’ego avec Buddy Miles …


En Mai 1968 Al Kooper, aidé de vielles connaissances, propose à Mike Bloomfield un concept album baptisé « Super Sessions » une sorte de rencontre improvisée entre musiciens reprenant de grands classique blues & pop
L’idée séduit Mike Bloomfield. Pourtant, on ne le retrouve que sur la première face.
Steve Stills, ex-guitariste des Buffalo Springfield, s’occupe de la deuxième. Atteint de dépression maladive liée à son mode de vie insomniaque (il pouvait rester 3 jours sans dormir) Mike Bloomfield souffre également de dépendance envers les drogues dures contractée un an plutôt avec l’Electric Flag.
Malgré le succès immédiat de Super Session, Mike Bloomfield reniera plus tard le caractère trop commercial du projet, qui reste malgré tout, sa plus grande réussite à ce jour.


Fin 68 fort du succès de « Super Session » Al Kooper & Mike Bloomfield décident de s’enregistrer en public au légendaire Fillmore de San Francisco : « The Live Adventures of Mike Bloomfield and Al Kooper », double album avec le même concept de jams & reprises de grands classiques blues & pop.
A la moitié du set Mike Bloomfield à nouveau exténué par une série de 5 nuits blanches est emmené d’urgence à l’hôpital pour une cure de sommeil, il sera remplacé à la fin du show par son ancien collègue Elvin Bishop et par un tout jeune guitariste latinos du nom de Carlos Santana.

Il existe également deux concerts inédits enregistré à New York au Fillmore East en décembre 68 (CD Columbia Legacy « The Lost Concert Tape »). Mike Bloomfield profite ici de l’occasion pour présenter le guitariste Texan Johnny Winter pour la première fois au public du Fillmore.


En Janvier 1969, Mike Bloomfield est au sommet de sa carrière, il se produit encore régulièrement au Fillmore de San Francisco où il est déjà considéré comme une légende.
Mention spéciale pour les 2 albums Live aux Fillmore West paru cette année là, toujours sur Columbia.
Le premier, très rare (disponible uniquement en 33 tours), « Mike Bloomfield Live At Bill Graham’s Fillmore West »  et le second « My Labors » (disponible en cd chez Acadia Rec.), paru sous le nom de Nick Gravenites ; les deux sont exceptionnels.

Avril 69 : Il collabore avec Paul Butterfield aux disques de Muddy Waters « Father & Son » et en mai grave son second disque solo « It’s Not Killing Me » sur lequel il compose & chante pour la première fois la plupart de ses propres compositions.
Malgré la présence de tout ses amis (+ de 10 musiciens), ce 33 tours souffre de ses capacités vocales limitées et de son penchant immodéré pour les cuivres…
Après cet echec retentissant, Columbia sera très rétissant à l'idée de publier un second album..."Try It Before You Buy It" gravé en 71 ne sera disponible qu'a partir de 1973 et encore la distribution et la promotion sont tellement négligé que c'est devenu le LP solo le plus rare de sa discographie...


Entretemps Mike Bloomfield se retrouve très sollicité comme accompagnateur ou même comme producteur.
En 1969 Il produit le disque « Mourning In The Morning » du Bluesman Otis Rush dans les célèbres Studio Muscle Shoals en Alabama et participe successivement aux disques de Janis Joplin ( CD-LP : « Kozmic Blues »), Mother Earth (LP : « Living With The Animals »), Brewer & Shipley (LP « Weeds »).
Retenons surtout sa collaboration sous le pseudonyme de Makal Blumfeld sur le terrible disque « Two Jews Blews » de Barry Goldberg où se trouve également 2 autres grands guitaristes de l’époque Duane Allman et Harvey Mandel.

Début 70 toujours très actif, Mike Bloomfield loue ses services à Sam Lay, James Cotton, Beaver & Krause, Barry Goldberg, Merl Saunders… et ainsi que d’autres noms encore plus obscurs comme Teda Bracci, Tim Davis…
Sa participation au 33 tours de Woody Herman « Brand New » en 71, sort du lot, Mike Bloomfield se retrouve ici confronté à un vrai Big-Band de Jazz…


En 73 Columbia Records tente de relancer la carrière de Mike Bloomfield en l’associant avec John Hammond Jr. et Dr. John pour l’album « Triumvirate » - sans succès.
L’année suivante la reformations de l’Electric Flag sur Atlantic est aussi un échec et son second album solo « Try it Before You Buy It » ne fait guère mieux, se retrouvant très vite dans les bacs à soldes.
Abandonné par sa maison de disque et miné par la drogue, Mike Bloomfield commence sa longue descente au enfers.

Il continu toutefois à se produire dans la baie de San Francisco pour soutenir dans l’ombre les nombreux concerts et disques de ses amis…

En 1975 Bob Dylan lui propose à nouveau de travailler pour lui, sans succès, il préfère rester loin des projecteurs et orienter sa musique encore plus vers le blues traditionnel.


Ecœuré par les grosses maisons de disques, il enregistre uniquement  pour des petits labels indépendants comme Takoma ou Sonnet Records.
Son travail à cette époque alterne le bon et le médiocre… je retiens pour ma part son disque éducatif  pour Guitar Player Magazine en 76 « If You Love This Blues, Play Em As You Please ») … En effet Mike Bloomfield prouve sur cet album hommage qu’il peut imiter tous les guitaristes de Blues…

Fin 70, Mike Bloomfield souffre toujours plus de ses problèmes de santé liés à son mode de vie. Il commence à manquer les concerts, se fâche avec certains de ses amis. Il tourne encore en Italie début 80 avec des musiciens traditionnels avant d’être retrouver mort à San Francisco dans sa voiture (par overdose d’héroïne) le 15 février 1981 .
Il avait 37 ans.

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LIENS FR :
BUTTERFIELD BLUES BAND


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odradek
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Mer 31 Aoû - 15:55

Bravo pour ta contribution fort intéressante !!!

Et bienvenue, bien sûr !
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High Water
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Mer 31 Aoû - 17:47

Bienvenue! Wink

Mike, c'est un style Surprised

J'aime beaucoup la période où il a travaillé avec Bob, même si je pense que c'est une bonne chose qu'ils aient ensuite arrêté de collaborer.

J'ai lu ton post, mais je n'ai pas vu si tu as mentionné ce bootleg de Bob intitulé "Farewell Bloomfield"... Mr. Green
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Richard 19
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Mer 31 Aoû - 23:59

Bienvenue!
C'est vraiment dommage que Mike n'ait pas eu le succès personnel qu'il méritait.
Mais il a quand même marqué l'histoire de la musique en ayant fortement contribué à l'envolée de l'oeuvre du Zim.
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Oyster
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Jeu 1 Sep - 20:38

Paul Butterfield Blues Band : Cool
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Bloomers
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Ven 2 Sep - 9:46

zigmounette a écrit:


Bienvenue! Wink

Merci !

zigmounette a écrit:

Mike, c'est un style Surprised
J'aime beaucoup la période où il a travaillé avec Bob, même si je pense que c'est une bonne chose qu'ils aient ensuite arrêté de collaborer. :

son style, c'est le blues...normal que l'experience avec Dylan fut de courte durée...son désir le plus profond était de devenir un bluesman, rien de plus...

zigmounette a écrit:

J'ai lu ton post, mais je n'ai pas vu si tu as mentionné ce bootleg de Bob intitulé "Farewell Bloomfield"... Mr. Green

Je connais, c'est le bootleg/concert anniversaire pour les 20 ans de carrière du Zim...je le cherche, tu peux m'aider ?
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ramblingman
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Mer 17 Mai - 22:37

la fnac proposait récemment un enregitrement live Bloomfield- Bob, mais indispo apparemment... et pas eu le temps de l'acheter !!
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ffrenz
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Mer 17 Mai - 22:45

Salut à toi et bienvenu.
Mike Bloomfield est un super guitariste,à égalité avec Jimi Hendrix.
La reprise de "Seasons of witch" est la meilleure meme si elle dure plus de 10 minutes.
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Broots
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Jeu 18 Mai - 19:31

interessant tout ca Smile

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Carfax
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Dim 28 Mai - 22:07

Excellent historique, Bloomers, de la carrière de Mike Bloomfield -- guitariste longtemps sousestimé. Et pourtant, on n'a qu'à écouter le génial double album de Muddy Waters, Fathers And Sons, pour se rendre compte de la maîtrise de son instrument. Étrangement, la carrière de Bloomfield me fait penser à celle de Peter Green (toujours vivant, lui).
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Mar 25 Juil - 15:21

Bloomfield - Dylan : La rencontre

(extrait du livre "Epitaphe 11" de Stéphane Koechlin)

Alors que Bob Dylan se trouvait dans un restaurant à Chicago, un jeune homme l'appela, lui toucha l'épaule et se glissa au coeur de la tablée. Dylan se retourna et, d'un geste, fit taire ceux qui parlait. L'inconnu, apparemment de Chicago, portait sur lui la douceur et la lumière de la ville, avec des traits assez ronds, un regard perçant, une chevelure en hauteur at des pattes sur les joues. Il était beau, tranquille.

"Enfin, je peux vous parler, dit-il. Cela fait longtemps que j'ai envie de vous rencontrer, de jouer avec vous. Je vous ai vu tout à l'heure. J'ai adoré"

Dylan l'écouta. Il se mit à sourire, ce qui était rare. L'inconnu ne devait pas être plus jeune que lui, mais sa passion éclatait à travers ses yeux baignés de nitescence et de désir. Bob aurait pu l'envoyer promener. Après tout, de guitariste, il n'en avait pas tellement besoin ! Cependant, celui-ci avait grandi à Chicago et même s'il n'y pouvait rien, un tel pédigré méritait une oreille attentive. Non seulement cette situation amusait Dylan, mais il avait envie de montrer à ses commensaux comment il recevait les musiciens.

Dylan : Ton Nom ?

L'inconnu : Mike Bloomfield.

Dylan : Qu'est ce que tu as fait jusqu'à présent ?

Le jeune homme se contenta de sourire. Bob apprendrait à reconnaitre cette mimique désarmante lorsque le graçon avouait son embarras car il n'avait rien accompli d'extraordinaire jusqu'à présent, mais son air naif révélait une profonde sincérité. Il remarqua sa guitare dans le dos.

Dylan : Peux-tu nous jouer un morceau ?

Bloomfield : Ici, dans le restaurant ?

Dylan : Oui, Ici !

Bob se leva et approcha une chaise. Mike s'assit, déballa une magnifique guitare et, sans se soucier des regards intrigués, des curieux qui s'étaient massés à quelques mètres, commença à triturer les cordes. Il attaqua un blues de Sonny Boy Williamson que Dylan connaissait, enchaîna sur un morceau de Big Bill Bronzy, l'éxécutant avec velours et saveurs. Ce garçon là possédait une poésie rare, lyrique et toujours tendre, déclenchait (si le désir venait) les flammes, voilà ce quétait Mike Bloomfield.

Le novice s'arrêta et promena ses yeux d'une personne à l'autre, se gardant bien de regarder l'emblème Folk :

Dylan : Où est-ce que je peux te joindre ?

Mike griffonna son adresse et partit, tout heureux. Lorsqu'il s'éloigna du restaurant, il sauta de joie. Bob Dylan en personne lui avait lancé un message par les yeux : "Toi je ne toublierai pas"


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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Jeu 24 Oct - 16:48



sortie prévue février 2014 Basketball 

CD1 - ROOTS

01 I'm a Country Boy 2:45* (demo inédite) (???)
02 Judge, Judge 2:03* (demo inédite) (???)
03 Hammond's Rag 2:09* (demo inédite) (???)

04 I've Got You in the Palm of My Hand 2:26 (1964-1st Columbia demo - CD - Essential Blues / LP - I'm Cuttin Out)
05 I've Got My Mojo Workin' 2:36 (1964-1st Columbia demo - CD - Essential Blues / LP - I'm Cuttin Out)
06 Like a Rolling Stone (Instrumental) 6:35* - performed by Bob Dylan (1965-Highway 61 Sessions)
07 Tombstone Blues (Alternate Chambers Brothers Version) 5:58* - performed by Bob Dylan (1965-Highway 61 Sessions - version plus longue de celle sur "No Direction Home")

08 Michael Speaks About Paul Butterfield 0:39 (speech)
09 Born in Chicago 3:05 - performed by The Paul Butterfield Blues Band (1965 - LP/CD - The Paul Butterfield Blues Band)
10 Blues with a Feeling 4:23 - performed by The Paul Butterfield Blues Band (1965 - LP/CD - The Paul Butterfield Blues Band)
11 East-West 13:12 - performed by The Paul Butterfield Blues Band (1966 - LP/CD  - East-West)
12 Killing Floor 3:51 - performed by The Electric Flag (1968 - LP/CD - A Long Time Come In)
13 Texas 4:47 - performed by The Electric Flag (1968 - LP/CD - A Long Time Come In)
14 Susie's Shuffle (Live Jam) 3:42* - performed by The Electric Flag (???)
15 Just a Little Something (Live) 3:22* - performed by The Electric Flag (???)

16 Easy Rider 0:47 - performed by The Electric Flag (1968 - LP/CD - A Long Time Come In)

CD2 - JAMS

01 Albert's Shuffle 6:55 (1968 - LP/CD - Super Session)
02 Stop 4:17 (1968 - LP/CD - Super Session)
03 His Holy Modal Majesty 7:17 (1968 - LP/CD - Super Session)
04 Opening Speech (Live) 1:23 (1968 - LP/CD - The Live adventure of MB & AK)
05 59th Street Bridge Song (Feeling Groovy) (Live) Hybrid Edit 5:39*( 1968 - The Live Adventure Pf MB & AK - peut être  la version sans l'overbub vocal de Paul Simon)
06 Don't Throw Your Love on Me So Strong (Live) 7:49 (1968 - LP/CD - The Lived adventure of MB & AK)
07 Santana Clause (Live) 4:41*(1968 - Jam inédite du Fillmore West )
08 The Weight (Live) 4:08 (1968 - LP/CD - The Lived adventure of MB & AK)
09 Opening Speech (Live) 1:27 (1968 - CD - The Lost Concert Tape - Fillmore East)
10 One Way Out (Live) 4:17 (1968 - CD - The Lost Concert Tape - Fillmore East)
11 Her Holy Modal Highness (Live) 6:09 (1968 - LP/CD - The Lived adventure of MB & AK)
12 Fat Grey Cloud (Live) 4:30 (1968 - CD - Super Session remastered)
13 Mary Ann (Live) 5:19 (1968 - LP/CD - The Lived adventure of MB & AK)
14 That's All Right (Live) 3:42 (1968 - LP/CD - The Lived adventure of MB & AK)

CD3 - LAST LICKS

01 I'm Glad I'm Jewish (Live) 3:15 (1977 - LP/CD I'm With You Always - Live At McCabes)
02 Men's Room - Spoken Word Segment (Live) 0:51 (1977 - LP/CD I'm With You Always - Live At McCabes)
03 Don't You Lie to Me (Live) 3:09 (1977 - LP/CD I'm With You Always - Live At McCabes)
04 Can't Lose What You Ain't Never Had (Live) 3:04 - performed by Muddy Waters (1969 - LP/CD - Father & Sons)
05 Gypsy Good Time (Live) 4:29 - performed by Nick Gravenites (1969 - LP/CD - My Labors)
06 One Good Man 4:02 - performed by Janis Joplin (1969 - LP/CD - ...Kozmic Blues...)
07 It's About Time (Live) 5:15 - performed by Nick Gravenites (1969 - LP/CD - Live At Bill Graham Fillmore West)
08 Carmelita Skiffle (Live) 2:53 (1969 - LP/CD - Live At Bill Graham Fillmore West)
09 Darktown Strutters Ball (Live) 3:56 (1977 - LP/CD I'm With You Always - Live At McCabes)
10 Don't Think About It Baby 3:31 (1969 - LP/CD - It's Not Killing Me)
11 Jockey Blues/Old Folks Boogie (Live) 3:15 (1977 - LP/CD I'm With You Always - Live At McCabes)
12 A-Flat Boogaloo (Live) 3:55 (1977 - LP/CD I'm With You Always - Live At McCabes)
13 Glamour Girl (Live) 8:02* (1974 - Bootleg - More Live adventure of MB & AK - Live At The Bottom Line NY)
14 Spoken Intro - performed by Bob Dylan (Live) 2:02* (1980 - Bootleg - Farewell Bloomfield - Live At The Fox Warfield Theatre San Francisco)
15 The Groom's Still Waiting at the Altar (Live) 5:50* - performed by Bob Dylan (1980 - Bootleg - Farewell Bloomfield - Live At The Fox Warfield Theatre San Francisco)

16 Hymn Time (Live Excerpt) (1977 - LP/CD I'm With You Always - Live At McCabes)

+++ DVD - SWEET BLUES: A FILM ABOUT MIKE BLOOMFIELD
A Ravin' Film. Directed by Bob Sarles. Produced and Edited by Bob Sarles and Christina Keating. Director of photography: Ted Leyhe. Producers: Ted Leyhe, Larry Milburn & Bruce Schmiechen.
*Previously Unreleased
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used_spoon
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Ven 25 Oct - 1:00

Je ne savais pas qu'il avait de de nouveau collaborer avec Bob en 1980. CurieUx d ecouter ca.
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Quebra
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Jeu 31 Oct - 20:12

used_spoon a écrit:
Je ne savais pas qu'il avait de de nouveau collaborer avec Bob en 1980. CurieUx d ecouter ca.
Bien intéressant et bien déprimant. Normal.
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Bloomers
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Sam 28 Mar - 13:41


Podcast radio en français > IDEAL pour découvrir sans se fatiguer ce fantastique guitariste ! bonne écoute Bloomers

Part 1 : (1964-65)

https://www.mixcloud.com/Bloomerslovers/blues-legends-mike-bloomfield-story-french-fran%C3%A7ais/

Intro
01 Really - Mike Bloomfield & Al Kooper (Super Session 1968)
02 Broke & Hungry - Sleepy John Estes & The Tennessee Jub Busters (Broke & Hungry 1964)
03 Gotta Call Susie (live) - Mike Bloomfield & The Group (Rare Performance 1964)
04 I'm A Country Boy (1st audition) - Mike Bloomfield (Box Set 1964)
05 Judge, Judge (1st audition) - Mike Bloomfield (Box Set 1964)
06 Hammonds Rag (1st audition) - Mike Bloomfield (Box Set 1964)
07 I've Got You In The Palm of My Hand (demo) - Mike Bloomfield & The Group (I'm Cutting Out 1964)
08 I'm Cutting Out (demo) - Mike Bloomfield & The Group (I'm Cutting Out 1965)
09 Lovin Cup (demo) - The Paul's Butterfield Blues Band (Lost Sessions 1965)
10 Nut Popper (demo) - The Paul's Butterfield Blues Band (Lost Sessions 1965)
11 Maggie's Farm (live) - Bob Dylan (No Direction Home 1965)
12 Born In Chicago (live) - The Paul's Butterfield Blues Band
13 Like A Rolling Stone (Instrumental) - Bob Dylan (Box Set 1965)
14 Ballad Of A thin Man - Bob Dylan (Highway 61 Revisited 1965)
15 Tombstone Blues - Bob Dylan (Highway 61 Revisited 1965)

Part 2 : (1965-68)

https://www.mixcloud.com/Bloomerslovers/blues-legends-mike-bloomfield-story-part-2/

01 Screamin' - The Paul's Butterfield Blues Band (The Paul's Butterfield Blues Band 1965)
02 Got My Mojo Workin' - The Paul's Butterfield Blues Band (The Paul's Butterfield Blues Band 1965)
03 Last Night - The Paul's Butterfield Blues Band (The Paul's Butterfield Blues Band 1965)
04 I'v Got A Mind To Give Up Living - Butterfield Blues Band (East-West 1966)
05 Eas-West - Butterfield Blues Band (East-West 1966)
06 Gettin' Hard - Electric Flag (The Trip OST 1967)
07 Killing Floor - Electric Flag (A Long Time Come In 1968)
08 Texas  - Electric Flag (A Long Time Come In 1968)
09 Albert Shuffle - Mike Bloomfield & Al Kooper (Super Session 1968)
10 His Holy Modal Highness - Mike Bloomfield & Al Kooper (Super Session 1968)
11 Blues For Nothing - Mike Bloomfield & Al Kooper (Super Session 1968)

Part 3 : (1968-69)

https://www.mixcloud.com/Bloomerslovers/blues-legends-mike-bloomfield-story-part-3/

Intro
01 Stop - Mike Bloomfield & Al Kooper (Super Session 1968)
02 Opening Speech (live) - Mike Bloomfield & Al Kooper (The Live Adventure Of MB & AK 1968)
03 Feelin' Groovy (live) - Mike Bloomfield & Al Kooper (The Live Adventure Of MB & AK 1968)
04 I Wonder Who (live) - Mike Bloomfield & Al Kooper (The Live Adventure Of MB & AK 1968)
05 Green Onions (live) - Mike Bloomfield & Al Kooper (The Live Adventure Of MB & AK 1968)
06 It's My Own Fault (live) - Mike Bloomfield & Al Kooper feat. Johnny Winter (The Lost Concert Tape 1968)
07 Season Of The Witch (live) - Mike Bloomfield & Al Kooper feat. Johnny Winter (The Lost Concert Tape 1968)
08 Santana Clause (live) - Mike Bloomfield & Al Kooper (Box Set 1968)
09 You're Killing My Love (live) - Nick Gravenites & Mike Bloomfield (My Labors 1969)
10 Wintry Country Side (live) - Nick Gravenites & Mike Bloomfield (My Labors 1969)

Part 4 : (1969)

https://www.mixcloud.com/Bloomerslovers/blues-legends-mike-bloomfield-story-part-4/

01 Moon Tune (live) - Nick Gravenites & Mike Bloomfield (My Labors 1969)
02 Work Me Lord (live) - Nick Gravenites & Mike Bloomfield (My Labors 1969 Japan Bonus Track)
03 It Takes Time (live) - Mike Bloomfield (Live At Bill Graham Fillmore West 1969)
04 Blues On The Westside (live) - Mike Bloomfield (Live At Bill Graham Fillmore West 1969)
05 It's About Time (live) - Mike Bloomfield (Live At Bill Graham Fillmore West 1969)
06 If I Ever Get Lucky (live) - Mike Bloomfield (Live At Bill Graham Fillmore West 1969 Japan Bonus Track )
07 Long Distance Call (live) - Muddy Waters (Fathers & Sons 1969)
08 Got My Mojo Workin' (live) - Muddy Waters (Fathers & Sons 1969) (cut sic !!!)

Part 5 : (1969-74)

https://www.mixcloud.com/Bloomerslovers/blues-legends-mike-bloomfield-story-part-5/

01 Don't Think About It Baby - Mike Bloomfield (It's Not Killing Me 1969)
02 Next Time You See Me - Mike Bloomfield (It's Not Killing Me 1969)
03 Tell Me Partner - Mike Bloomfield (Retrospective japan edition 1969)
04 Janis Joplin - One Good Man (Kozmic Blues 1969)
05 Roll Over Beethoven - Sam Lay (In Bluesland 1970)
06 BB King Jam - BB King & Mike Bloomfield (Bootleg Live At Mr Kelly's 1970)
07 Hitch Hiking On The Possum Throat Line - Woody Herman (Brand New 1971)
08 Long Distance Operator - James Cotton (Taking Care Of Business 1971)
09 Fillmore Last Jam - Santana & Bloomfield (Bootleg 1971)
10 Swing With It - Bloomfield, Gravenites & Butterfield (Steelyard Blues 1972)
11 Put Your Hands On Me - John Lee Hooker & Mike Bloomfield (Kingfish 1973)
12 The Trip - Bloomfield-Hammond & Dr John (Triumvirate single japan edition 1973)
13 Your Hollywood Blues - Mike Bloomfield & Nick Gravenites (Casting Pearls 1973)
14  Lonely Song - Electric Flag Reunion (The Band Kept Playin' 1974)
15 Talkin' Won't Get It - Electric Flag Reunion (The Band Kept Playin' 1974)

Part 6 : (1973-81)

https://www.mixcloud.com/Bloomerslovers/blues-legends-mike-bloomfield-story-part-6/

01 Your Friends - Mike Bloomfield (Try Before You Buy It 1974)
02 Mannish Boy (live) - Muddy Waters (Blue Summit 1974)
03 BB King Blues Medley (live) - Mike Bloomfield (Bootleg Record Plant 1974)
04 I'v Got A Feeling - KGB (KGB 1975)
05 If You Love This Blues - Mike Bloomfield (If You Love This Blues 1976)
06 East Colorado Blues - Mike Bloomfield (If You Love This Blues 1976)
06 I'm Glad I'm Jewish (live) - Mike Bloomfield (I'm With You Always 1977)
07 Mood Indigo - Mike Bloomfield (Analine 1977)
08 Bad Luck Blues (live) - Mike Bloomfield (Live At The Old Waldorf 1977)
09 Bad Man - Mike Bloomfield (Count Talent & The Originals 1978)
10 Knockin Myself Out - Mike Bloomfield (Mike Bloomfield 1978)
11 The Gospel Truth - Mike Bloomfield (Mike Bloomfield 1978)
12 Between The Hard Place & The Ground (Between The Hard Place & The Ground 1979)
13 Papa-Mama-Rompah-Stompah - Mike Bloomfield (Cruisin For A Bruisin 1980)
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Mer 18 Nov - 9:51



Dernière édition par Bloomers le Mer 9 Déc - 1:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mike Bloomfield & Bob Dylan Podcast    Mer 9 Déc - 1:32




BLUES LEGENDS PODCAST - Bob Dylan Story  1961-76

https://www.mixcloud.com/Bloomerslovers/blues-legends-podcast-bob-dylan-story-part-1/

PART 1 : 1961-65

01 Intro - Like A Rolling Stone

02 Honky Tonk Blues - Hank Williams
03 Blue Moon Of Kentucky - Elvis Presley
04 No Place To Go - Howlin' Wolf
05 In The Pines - Leadbelly
06 This Land Is Your Land - Woody Guthrie

07 Hard Times In New York City (Bootleg Series 1-3)
08 Highway 51 (Bob Dylan LP)
09 In My Time Of Dying (Bob Dylan LP)
10 See That My Grave Is Kept Clean (Bob Dylan LP)
11 Sitting On Top Of The World - Big Joe Williams feat. Bob Dylan (three Kings & The Queen LP)
12 Down The Highway (the Freewheelin' LP)
13 Masters Of War (the Freewheelin' LP)
14 That's Allright (the Freewheelin' Sessions - bootleg)
15 Baby Please Don't Go (the Freewheelin' Sessions - bootleg)
16 When The Ships Come In (Bootleg Series 1-3)
17 Ballad Of Hollis Brown (The Tmes They Are A-Changin' LP)
18 Outlaw Blues (Bring It All Back Home LP)
19 Subterranean Homesick Blues (Bring It All Back Home LP)
20 It's Alright Ma (Bring It All Back Home LP)
21 It Takes A Lot To Laugh, It Takes A Train To Ride (Bootleg Series 7 or 12)
22 Sitting In A Barbed Wire Fence (Bootleg Series 1-3 or 12)
23 Maggie's Farm (live - Bootleg Series 7)
24 Highway 61 Revisited (Bootleg Series 7 or 12)

https://www.mixcloud.com/Bloomerslovers/blues-legends-podcast-bob-dylan-story-part-2/

PART 2 : 1965-76

01 Tombstone Blues (Bootleg Series 7 or 12)
02 Can You Please Crawl Out Your Window (single)
03 Leopard-Skin Pill-Box Hat (live - Bootleg Series 4)
04 Pledging My Time take 3 (Bootleg Series 12)
05 Yea! Heavy and a Bottle of Bread Take 2 (Basement Tapes)
06 Down Along On The Cove (John Wesley Harding LP)
07 I Am A Lonesome Hobo (John Wesley Harding LP)
08 I Ain't Got No Home (live - Woody Guthrie Tribute)
09 To Be Alone With You (Nashville Skyline LP)
10 Living the Blues (Self Portrait LP)
11 Rainy Day Women No. 12 & 35 (live - Bootleg Series 10)
11 It Hurts Me Too (Self Portrait LP)
12 If Dogs Run Free (New Morning LP)
13 Watching The River Flow (single)
14 Knockin On Heaven's Door (Pat Garret & Billy The Kid OST)
15 All Along The Watchtower (Live - Before The Flood)
16 Meet Me In The Morning (Blood On The Tracks LP)
17 Hurricane (Desire LP)
18 Catfish (Biograph)
19 The Groom Still Waiting On the Altar (Live - Mike Bloomfield Box Set)

Sources :
Wikipedia
Bob Dylan - La Totale
Bob Dylan - Librio Musique
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