Shelter From The Storm


 
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 NET#2369 Lille, 16/10/2011

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Oyster
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MessageSujet: Re: NET#2369 Lille, 16/10/2011   Lun 17 Oct - 19:44

Lille 2011 - ce que j'en ai pensé ?

C’était pire, bien pire que ce que je craignais.
Pire même que ce que vous pensiez.
Oui, Mark Knopfler est pire que cela, pire que tout, mais pour ne pas commencer cette chronique à chaud par des médisances, mieux vaut passer sa piètre prestation (lisse, ultra-millimétrée, pleine à craquer de poses et d’éclairages dignes de la pire boîte de nuit des eighties, le tout accompagné d’une armée de zicos improbables qui m’ont furieusement fait penser aux indiens de Châtelet) sous un pudique silence.

Bob Dylan, on le sait, est grand et beau, et je ne dis pas cela par manque d’objectivité, non. Pour lui, je sais désormais que je peux prendre le train à des heures improbables et patienter 6 heures sur le parvis d’un Zénith de province afin d’assister aux premières loges à son œuvre, un dimanche, sans bières et avec un paquet de tabac presque vide. Mais certains aficionados (parmi eux, d’irréductibles états-uniens et italiens) campaient là depuis le petit matin. Puis, il fallait se taper l’insupportable Knopfler, dont chaque titre paraissait durer au bas mot une heure. Et enfin, alors que mon rythme cardiaque atteignait le point de non-retour, Dylan, pantalon noir rayé de jaune, chemise blanche, veston noir hyper-cintré à boutons dorés, nœud pap’ noir et chapeau blanc (il portait aussi ces improbables chaussures blanches et noires qui rappellent celles de Charley Patton sur la célèbre photo) investissait la scène en sautillant.

3 malaises. 3 jeunes filles évacuées autour de moi en plein concert, c’est dire si l’aura de Dylan reste intacte ! 9 fois que j’assiste à un concert du Zim (ce qui est peu) en 6 ans, pour, à chaque prestation ou presque (je n’ai connu que deux « mauvais » concerts) le trouver en meilleure forme qu’à la date précédente. Là où Knopfler était froid, Dylan se montrait chaud comme la braise. Là où Knopfler se vautrait dans la platitude musicale et le télégéniquement correct, Dylan cassait le rythme, bougeait en tous sens quitte à s’empêtrer dans les câbles, n’hésitait pas à abandonner ses musiciens en plein morceau pour aller boire un coup. Et généreux, avec ça : s’il n’a pas empoigné sa guitare une seule fois, les solos d’harmonica center stage ont abondé, et de vrais solos. Pas les solos à deux notes auxquels il nous avait habitué ces dernières années. Des riffs improbables qui crèvent, font transpirer sur le ruine-babines et plient le mec en deux. La constante évolution de Dylan ces dernières années est synonyme de progrès.

Parfois même, il renonçait à ses parties d’harmonica pour… danser. Du moins, exécuter quelques pas titubants, enchaîner les gestes incohérents et les postures incroyables pendant de longues ravissantes, hilarantes (Dylan, taquin, joue) secondes. Côté occupation de la scène, il se lâche clairement de plus en plus, et tant pis pour les mauvaises langues qui voient là les remuements éthyliques d’un vieil homme.

Musicalement, ce fut de très haute volée, en dépit du son moyen propre à tout Zénith. D’ailleurs, les knopfleriens qui m’entouraient en ont pris de la graine, et un petit vide n’a pas tardé à se former autour de moi tant j’exultais – j’aime parfois, je l’avoue, à extérioriser mon bonheur. Les sommets furent nombreux, en gras dans la setlist ci-dessous. Un Don’t think twice (je l’attendais depuis des années) émouvant, posé où il fallait, avec sa légendaire cassure au moment de la conclusion. Dès le troisième titre, Things have changed, Dylan donne tout – trop ? – et transforme sa chanson patinée de froide lucidité en coup d’éclat infernal, en théâtre de révolte. Honest with me sera du même tonneau, non plus le boogie un peu pesant de Love and Theft mais un pur moment de rock en rouge et noir éminemment dansant. Not Dark Yet, impeccablement scintillante, avec une fin drôlement scandée. Jolene sort d’elle-même, à tel point qu’on croirait que ladite Jolene se trouve dans la pièce ; Dylan appelle, hulule ; Dylan est franchement amoureux. Montée en puissance toujours aussi dévastatrice sur A hard rain’s, que j’attendais au tournant : ce qui aurait pu devenir un poème plan plan non seulement conserve mais transcende sa grâce et son affolement, sa spontanéité déchirante. Highway 61 et Thunder on the mountain seront une nouvelle fois l’occasion de bizarres improvisations, de petites parties d’orgue parfois comiques, souvent fascinantes, de dialogues musicaux avec Charlie (un peu trop enjoué l’an dernier, il a su rentrer dans le rang sans rien perdre de ses rafraîchissants coups de griffe) et le toujours étonnant Tony succulents.
Comme d’habitude, Ballad of a thin man tranchante, superbe, ourlée de fumantes ténèbres, avec un écho qu’on trouvera agaçant ou glaçant.
La voix, parlons-en. Sans entrer de préférence dans le débat qui dure depuis cinquante ans tout de même et continue d’animer tristement les sorties de concert. Dylan, incontestablement, fait depuis quelques temps des efforts d’articulation qui portent leurs fruits. Surtout, il n’a plus peur de pousser, de donner, de se bousculer un peu, se surprenant parfois visiblement lui-même, quitte à effrayer les spectateurs lambda qui ont oublié de se renseigner avant de claquer soixante-dix euros et pestent immanquablement contre ses caprices et son prétendu changement de style (« Dis-donc Machin, il est passé au rock’n roll le Dylan ! Qu’est-ce que c’est bruyant ! » - « Mais ma bonne dame, Dylan est passé à l’électrique il y a presque un demi-siècle… »). La voix de Bob Dylan est belle parce qu’elle dit son usure, se l’approprie, s’en nourrit. Ce que l’on a pu constater lors du rappel (le premier vrai rappel de tournée européenne automnale ! c’est bien parce que j’ai gueulé à me péter les cordes vocales !). Il aurait pu se la jouer pépère en chantonnant Blowin’ in the wind, il s’est dépassé sur Forever Young.
J’avais eu une version plutôt navrante de Forever Young à Marseille l’an dernier. C’est oublié. Dylan sait la chanter. On dirait qu’il essaie jusqu’à y arriver, qu’il grimpe à son rythme un escalier vers la lumière. Quand il atteint le sommet hérissé de flammèches, tout le monde s’en trouve ébloui.

Le diable a encore frappé, très très fort. Si la setlist fut relativement « banale » (une setlist contenant Don’t Think Twice, Not dark Yet, A hard rain’s gonna fall et Trying to get to heaven n’est pas à proprement parler banale), on pourra à juste titre qualifier l’interprétation de sensationnelle : vocalises, bougeotte chronique, passion apocalyptique dont le rayonnement donne d'extatiques suées. J’y retournerai naturellement, sans une once de lassitude, car j’aime quand Dylan me bat comme ça – allègrement, avec du cœur au ventre et une libératrice rudesse.

1 Leopard Skin Pill-Box Hat
2 Don't Think Twice, It's All Right
3 Things Have Changed (Bob center stage)
4 Tangled Up In Blue (Bob center stage)
5 Honest With Me (Bob center stage)
6 Not Dark Yet (Bob center stage)
7 Jolene
8 A Hard Rain's A-Gonna Fall
9 Highway 61 Revisited
10 Tryin' To Get To Heaven (center stage)
11 Thunder On The Mountain
12 Ballad Of A Thin Man (center stage)
13 All Along The Watchtower
--- (band introduction) ---
14 Like A Rolling Stone
--- (encore break) ---
15 Forever Young


Dernière édition par Mr. Oyster le Lun 17 Oct - 22:13, édité 2 fois
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Sardequin
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MessageSujet: Re: NET#2369 Lille, 16/10/2011   Lun 17 Oct - 19:49

Merci ! Smile
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MessageSujet: Re: NET#2369 Lille, 16/10/2011   Lun 17 Oct - 23:18

géniale ta chronique Oyster!!
Géniale...bravo et ..bravo
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Ain't talkin'
Only A Hobo


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MessageSujet: Re: NET#2369 Lille, 16/10/2011   Lun 17 Oct - 23:46

hello!

Lille 2011...

Placé devant un peu à gauche en regardant la scène.

Même concert que Mr. Oyster. Mêmes sensations générales. Mais c'est un forum, alors bon, oui, j'ai apprécié au plus au point Mark Knopfler et sa troupe (sérieux)! Bah, je devais être sous le charme et l'envie d'entendre en direct pour la première fois son jeu de guitare si épuré. j'en rêvais depuis 30 ans.

Très belle soirée ce dimanche car on passe un peu du coq à l'âne durant 2h45 de musique.

Mais j'étais venu surtout écouter Dylan... en restant sur un dernier concert transcendant à Lyon en 2010 (homogénéité, son). Il n'y en pas tous les jours (un autre par exemple, c'était à Montauban en 2005).

Des concerts de Dylan, j'en ai vu des paquets depuis 1984 à Grenoble!

Pour celui-ci, beaucoup de plaisir. Les seuls ratés qui seront vites oubliés, ce sont pour moi des versions très très faibles de chansons à la base plagiée comme Jolene et Thunder on the Mountain: franchement, c'était une cassure par rapport à tout le reste. De même pour l'ouverture Leopard skin qui sert de réglage son et qui déroule au radar, de même quand Dylan tapote sur son clavier car tout le reste c'était du haut niveau!!

je ne parle même pas du sens supposé des paroles.

De l'énergie, de l'envie et une set-list d'enfer avec Not Dark Yet, Tryin' To Get To Heaven...
Du chant "parfois", des hurlements guturaux aussi. Et des canards.
Des filles en extase et à évacuer: je confirme mais seulement pour trois en effet.

Je dois dire que je suis preneur des nouveaux arrangements sur Things Have Changed (joué sur un rythme plus trépidant et une voix engagée), Along The Watchtower aussi (depuis 2-3 ans c'était la routine).

C'est souvent sur les chansons de ses derniers grands albums (Time out... et Love and...) que Dylan est performant. En 2010, j'ai été subjugué par Levee. Cette année c'est au tour d' Honest With Me qui était à tomber: pulsations d'enfer, musique dépouillée, Dylan à moitié assis qui crache ses paroles, se déplace sur toute la scène, martèle de ses 2 pieds le sol.

Pour finir et entre 2 gorgées de boisson prises par le Zim vers la fin du concert (première fois que je le vois faire ça), des versions classique mais bien jouées de LARS + le rappel déjà cité par Mr Oyster.

Voilà, c'est déjà terminé... mais non! J'y retourne vendredi au Rockhall (Luxembourg). Promis, je vérifierai ne pas avoir être fait enfumé par Mark... mais je ne crois pas et je ne vais pas bouder mes plaisirs!!!



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MessageSujet: Re: NET#2369 Lille, 16/10/2011   Mar 18 Oct - 8:51

merci pour ce beau retour Razz
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Alibou
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MessageSujet: Re: NET#2369 Lille, 16/10/2011   Mar 18 Oct - 21:09

Mr. Oyster a écrit:
Lille 2011 - ce que j'en ai pensé ?

C’était pire, bien pire que ce que je craignais.
Pire même que ce que vous pensiez.
Oui, Mark Knopfler est pire que cela, pire que tout, mais pour ne pas commencer cette chronique à chaud par des médisances, mieux vaut passer sa piètre prestation (lisse, ultra-millimétrée, pleine à craquer de poses et d’éclairages dignes de la pire boîte de nuit des eighties, le tout accompagné d’une armée de zicos improbables qui m’ont furieusement fait penser aux indiens de Châtelet) sous un pudique silence.

Bob Dylan, on le sait, est grand et beau, et je ne dis pas cela par manque d’objectivité, non. Pour lui, je sais désormais que je peux prendre le train à des heures improbables et patienter 6 heures sur le parvis d’un Zénith de province afin d’assister aux premières loges à son œuvre, un dimanche, sans bières et avec un paquet de tabac presque vide. Mais certains aficionados (parmi eux, d’irréductibles états-uniens et italiens) campaient là depuis le petit matin. Puis, il fallait se taper l’insupportable Knopfler, dont chaque titre paraissait durer au bas mot une heure. Et enfin, alors que mon rythme cardiaque atteignait le point de non-retour, Dylan, pantalon noir rayé de jaune, chemise blanche, veston noir hyper-cintré à boutons dorés, nœud pap’ noir et chapeau blanc (il portait aussi ces improbables chaussures blanches et noires qui rappellent celles de Charley Patton sur la célèbre photo) investissait la scène en sautillant.

3 malaises. 3 jeunes filles évacuées autour de moi en plein concert, c’est dire si l’aura de Dylan reste intacte ! 9 fois que j’assiste à un concert du Zim (ce qui est peu) en 6 ans, pour, à chaque prestation ou presque (je n’ai connu que deux « mauvais » concerts) le trouver en meilleure forme qu’à la date précédente. Là où Knopfler était froid, Dylan se montrait chaud comme la braise. Là où Knopfler se vautrait dans la platitude musicale et le télégéniquement correct, Dylan cassait le rythme, bougeait en tous sens quitte à s’empêtrer dans les câbles, n’hésitait pas à abandonner ses musiciens en plein morceau pour aller boire un coup. Et généreux, avec ça : s’il n’a pas empoigné sa guitare une seule fois, les solos d’harmonica center stage ont abondé, et de vrais solos. Pas les solos à deux notes auxquels il nous avait habitué ces dernières années. Des riffs improbables qui crèvent, font transpirer sur le ruine-babines et plient le mec en deux. La constante évolution de Dylan ces dernières années est synonyme de progrès.

Parfois même, il renonçait à ses parties d’harmonica pour… danser. Du moins, exécuter quelques pas titubants, enchaîner les gestes incohérents et les postures incroyables pendant de longues ravissantes, hilarantes (Dylan, taquin, joue) secondes. Côté occupation de la scène, il se lâche clairement de plus en plus, et tant pis pour les mauvaises langues qui voient là les remuements éthyliques d’un vieil homme.

Musicalement, ce fut de très haute volée, en dépit du son moyen propre à tout Zénith. D’ailleurs, les knopfleriens qui m’entouraient en ont pris de la graine, et un petit vide n’a pas tardé à se former autour de moi tant j’exultais – j’aime parfois, je l’avoue, à extérioriser mon bonheur. Les sommets furent nombreux, en gras dans la setlist ci-dessous. Un Don’t think twice (je l’attendais depuis des années) émouvant, posé où il fallait, avec sa légendaire cassure au moment de la conclusion. Dès le troisième titre, Things have changed, Dylan donne tout – trop ? – et transforme sa chanson patinée de froide lucidité en coup d’éclat infernal, en théâtre de révolte. Honest with me sera du même tonneau, non plus le boogie un peu pesant de Love and Theft mais un pur moment de rock en rouge et noir éminemment dansant. Not Dark Yet, impeccablement scintillante, avec une fin drôlement scandée. Jolene sort d’elle-même, à tel point qu’on croirait que ladite Jolene se trouve dans la pièce ; Dylan appelle, hulule ; Dylan est franchement amoureux. Montée en puissance toujours aussi dévastatrice sur A hard rain’s, que j’attendais au tournant : ce qui aurait pu devenir un poème plan plan non seulement conserve mais transcende sa grâce et son affolement, sa spontanéité déchirante. Highway 61 et Thunder on the mountain seront une nouvelle fois l’occasion de bizarres improvisations, de petites parties d’orgue parfois comiques, souvent fascinantes, de dialogues musicaux avec Charlie (un peu trop enjoué l’an dernier, il a su rentrer dans le rang sans rien perdre de ses rafraîchissants coups de griffe) et le toujours étonnant Tony succulents.
Comme d’habitude, Ballad of a thin man tranchante, superbe, ourlée de fumantes ténèbres, avec un écho qu’on trouvera agaçant ou glaçant.
La voix, parlons-en. Sans entrer de préférence dans le débat qui dure depuis cinquante ans tout de même et continue d’animer tristement les sorties de concert. Dylan, incontestablement, fait depuis quelques temps des efforts d’articulation qui portent leurs fruits. Surtout, il n’a plus peur de pousser, de donner, de se bousculer un peu, se surprenant parfois visiblement lui-même, quitte à effrayer les spectateurs lambda qui ont oublié de se renseigner avant de claquer soixante-dix euros et pestent immanquablement contre ses caprices et son prétendu changement de style (« Dis-donc Machin, il est passé au rock’n roll le Dylan ! Qu’est-ce que c’est bruyant ! » - « Mais ma bonne dame, Dylan est passé à l’électrique il y a presque un demi-siècle… »). La voix de Bob Dylan est belle parce qu’elle dit son usure, se l’approprie, s’en nourrit. Ce que l’on a pu constater lors du rappel (le premier vrai rappel de tournée européenne automnale ! c’est bien parce que j’ai gueulé à me péter les cordes vocales !). Il aurait pu se la jouer pépère en chantonnant Blowin’ in the wind, il s’est dépassé sur Forever Young.
J’avais eu une version plutôt navrante de Forever Young à Marseille l’an dernier. C’est oublié. Dylan sait la chanter. On dirait qu’il essaie jusqu’à y arriver, qu’il grimpe à son rythme un escalier vers la lumière. Quand il atteint le sommet hérissé de flammèches, tout le monde s’en trouve ébloui.

Le diable a encore frappé, très très fort. Si la setlist fut relativement « banale » (une setlist contenant Don’t Think Twice, Not dark Yet, A hard rain’s gonna fall et Trying to get to heaven n’est pas à proprement parler banale), on pourra à juste titre qualifier l’interprétation de sensationnelle : vocalises, bougeotte chronique, passion apocalyptique dont le rayonnement donne d'extatiques suées. J’y retournerai naturellement, sans une once de lassitude, car j’aime quand Dylan me bat comme ça – allègrement, avec du cœur au ventre et une libératrice rudesse.

1 Leopard Skin Pill-Box Hat
2 Don't Think Twice, It's All Right
3 Things Have Changed (Bob center stage)
4 Tangled Up In Blue (Bob center stage)
5 Honest With Me (Bob center stage)
6 Not Dark Yet (Bob center stage)
7 Jolene
8 A Hard Rain's A-Gonna Fall
9 Highway 61 Revisited
10 Tryin' To Get To Heaven (center stage)
11 Thunder On The Mountain
12 Ballad Of A Thin Man (center stage)
13 All Along The Watchtower
--- (band introduction) ---
14 Like A Rolling Stone
--- (encore break) ---
15 Forever Young

Je ne savais pas que tu venais pour le Concert de Lille l'Huître Very Happy
Et d'accord pour dire que Dylan a littéralement atomisé Knopfler !


Dernière édition par alipunk' le Mar 18 Oct - 21:59, édité 1 fois
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Alibou
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MessageSujet: NET#2369 Lille, 16/10/2011   Mar 18 Oct - 21:10

Sénithé a écrit:
http://www.mediafire.com/?iddzd5fdl0v2ss2

Justement, c'est pour toi. Very Happy Lille 2011
scratch Very Happy
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MessageSujet: Re: NET#2369 Lille, 16/10/2011   

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