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 Woodstock

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Esther
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MessageSujet: Woodstock   Mar 8 Sep - 12:52

Avant qu'odradek nous parle de ses souvenirs de "déjà quarantenaire à l'époque":



Woodstock a fêté ses quarante ans en août dernier. Si, si ! Pour l’occasion, plusieurs objets sont sortis, histoire de commémorer l’affaire en grandes pompes. Le film, bien évidemment. Les deux doubles albums, remasterisés, une nouvelle compile des divers concerts, mais également, un coffret 6 CD qui regroupe un peu plus de 80 titres, dont la moitié ne sont jamais parus sur galette. Pour ce dernier, je m’abstiendrais de tout commentaire, n’ayant pas écouté la chose. Par contre, j’ai pu voir la version 4 DVD. Le film, dans sa version connue de tous, s’étalant sur 2 DVD. Les qualités et les défauts sont toujours les mêmes. Sauf qu’en 2009, les délires mystico-fumant-utopistes des babas de l’époque prêtent plutôt à sourire. Sur papier, le fond a de quoi séduire, au moins autant que la forme. Sauver le monde en fumant bédos sur bédos, tout en s’envoyant copieusement en l’air avec le plus de partenaires différents. Ouais, super. On signe où ? Sauf que bon, depuis le rêve est retombé, et tous ces gamins à poil dans la boue, les yeux vitreux, les lunettes rondes, et le bandeau, en 2009, çà fait franchement daté. Le punk, la new ave, le hip hop, le métal, et tout le reste sont passés derrière. Certes, « Peace and love », c’est plus bandant que « No Futur », mais faut quand même admettre que l’un a vu juste, et l’autre s’est fourré le doigt dans l’œil, je vous laisse choisir votre camp pour la bonne réponse. Du coup, quand on revoit le film, on observe une époque révolue plutôt qu’un évènement énorme. A l’époque, j’avais encore 5 ans devant moi avant d’apparaître au grand jour et de devenir la vedette que je suis aujourd’hui. Malgré tout, il reste encore certaines choses qui épatent. 500 000 pékins au milieu d’un champ, défoncés au possible, et pourtant, pas un pour traiter son voisin d’enculé, pour se taper dessus ou même pour élever un peu le ton. On fume la clope du voisin, on bouffe le sandwich du copain, on saute la copine du copain du voisin… Un monde de dingue, de la pluie, de la boue, un bordel sans nom dans la ville, des organisateurs largement débordés, mais finalement, tout se passe bien ou presque. Un mort. Un bilan somme tout raisonnable. Alors, on se penche sur le film, sa réalisation, ses choix. On s’attarde sur les confidences d’un couple très « libre », et quelques autres anecdotes, et on tronque la prestation de quelques artistes. La musique, car c’est avant tout un festival de musique. Et là, y’a du bon et du moins bon, forcément. Les plus ? Les prestations explosives de Canned Heat, de Sly and the family Stone, de Jimi Hendrix, de Richie Heavens, de Janis Joplin, de Jefferson Airplane, et de Santana (si si !) et de son faramineux batteur d’à peine quinze piges. Après, il y a les pénibles Ten Years After qui épatent la galerie avec un solo vitesse Mac 2, l’anecdotique John Sebastian, les très obsolètes ShaNaNa, le fameux « Ah non, pas lui » Joe Cocker et sa non moins fameuse reprise des Fab Four, et quelques autres, dont les CYN & Y (Y qui refusera d’apparaître à l’image, menaçant même le caméraman de lui péter la gueule s’il le voyait en train de filmer !). Bien sûr, j’oublie les Who, mais comme je n’ai jamais pu les saquer, je les oublie volontairement. J’y reviendrai tout de même. On fait une large place à Hendrix qui s’est pourtant fait attendre et qui par ailleurs, offre une prestation qui entrera dans la légende, pour sa reprise de l’hymne américain, alors qu’elle est loin d’être sa meilleure prestation. Bref, à part un son nickel, rien de neuf. Bien sûr, tout cela peine à exister sans ce fameux contexte, aujourd’hui évaporé.

Du coup, les bonus : D’abord, 3 heures de concert inédites. Avec l’apparition de groupes qui ne figuraient pas au générique du film original. D’ailleurs, plutôt que des bonus, on aurait préféré un nouveau montage, qui aurait rendu l’ensemble, certes très long, mais plus cohérent. On retrouve aussi les grands noms, dont les Who qui nous gratifie d’une version de « My génération » où la guitare finit éclatée sur scène, puis récupérée par le public, mais on se serait bien passé de deux morceaux supplémentaires. Alors que « The Band » n’a toujours pas le droit à la moindre minute. Sans doute une question de droit. Idem pour Janis Joplin, ou pour Sly And The Family Stone qui donnèrent pourtant l’un des meilleurs concerts, si ce n’est le meilleur, du festival. Par contre, on se farcit « Mountain », gras et vilain à l’image du chanteur édenté, Johnny Winter, que perso, j’ai jamais pu encadrer. Heureusement, on voit enfin des images (généreuses) des Creedence, avec « Born on the Bayou » et « I put the spell on you », notamment. Pourtant pas en reste lors du film, on retrouve Jefferson Airplane, très en forme, mais aussi Joe Cocker, visiblement dans un état totalement second. Grateful Dead fait son apparition, alors qu’ils ont offert une prestation très moyenne et surtout très courte (4 titres), mais également les anecdotiques Paul Butterfield Blues Band. Satana revient également, pour un titre forcément moins énorme que son célèbre final, quant au Sha Na Na, et bien …. Qu’ils seraient pas revenus, que çà m’aurait pas gêné plus que çà ! Sans comprendre pourquoi, reviennent tout à coup les Canned Head, pour notre grand plaisir, et les Who pour notre plus grand abattement. Country Joe vient conclure ces bonus d’une façon un peu étrange, aussi bien qu’anecdotique. Je passe rapidement sur le documentaire concernant le musée consacré à Woodstock, totalement ridicule, pour glisser deux mots sur le documentaire consacré au tournage du film. 1h 40 de témoignages sur le tournage du film et sur le festival, Interventions du réalisateur, et quelques autres , notamment Sorcese.. On navigue entre l’intéressant et le carrément inutile. Ceci dit, soyons franc, c’est souvent la seconde option qui remporte la palme… Bref, pour 29 Euros, on peut s’offrir un documentaire de qualité sur l’évènement musical le plus important du siècle (en gros) et le second évènement de l’année 1969 après l’alunissage. C’est pas si mal !
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odradek
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MessageSujet: Re: Woodstock   Mar 8 Sep - 22:26

Bel effort !

Tu me donnes envie d'y jeter un oeil mon cochon.

Pour info, à l'époque j'écoutais les Moody Blues sur un électrophone Radiola en guettant sur le précaire balcon la petite voisine de l'immeuble d'en face avec mes lunettes noires.

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Esther
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MessageSujet: Re: Woodstock   Mar 8 Sep - 23:02

Le taulier fût vicelard lors de ses jeunes années. Je tombe de l'armoire.
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MessageSujet: Re: Woodstock   

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