Shelter From The Storm


 
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 NEIL YOUNG

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Esther
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MessageSujet: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 11:36

Donc, parce qu'on me l'a demandé.
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Esther
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 11:36



NEIL YOUNG

1969
Fraîchement débarqué du Buffalo Springfield, Neil Young enregistre son premier album un petit peu dans une précipitation générale.

Dire de ce disque qu’il est mauvais serait sans doute exagéré. D’ailleurs, les chansons qui figurent dessus sont dans l’ensemble assez bonnes, mais plombées par une production excessive. Des arrangements dégoulinants, voire indigents. Il ne maîtrise pas vraiment le projet. L’ensemble concoure à faire de ce disque une série de chansons, parfois très belles, mais pénible sur la longueur. Pourtant, « The Loner », « The Old Laughing Lady » sont deux exemples des quelques perles que l’on peut trouver dans ce premier album, mais non, vraiment, la production exécrable rend se disque presque inaudible. Au point qu’il sera renié dans la foulée de sa sortie par son auteur, qui partira seul, sur une tournée acoustique, pour donner au public sa vision de ce premier opus, au grand dam de sa maison de disque. C’est à la fin de cette tournée qui fera la connaissance d’un groupe nommé les « Rockets »….Les récents live, sortis des archives, donnent une petite idée de la qualité intrinsèque des titres, si seulement ils avaient été joués et produits avec plus de sobriété.

Petite anecdote : La maison de disques, tellement impatiente de rentabiliser son poulain (Neil Young est aussi très vénal à cette époque) sort le disque en « oubliant » d’imprimer le titre de l’album…. Il finira par se nommer logiquement « NEIL YOUNG », presque par la force des choses et le titre sera ajouté lors des impressions suivantes. Je ne vous raconte pas le prix des premières éditions.
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Esther
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 11:38



EVERYBODY KNOWS THIS IS NOWHERE

Mai 1969

La fin des années 60 et le début des années 70 ressemblent à une course effrénée pour Neil Young. Alors qu’il vient de former le Crazy Horse, sur les cendres des Rockets rencontrés quelques semaines auparavant, son ancien compagnon de jeu au sein des Buffalo, Stills, vient frapper à sa porte pour intégrer son « super » groupe « Crosby, Stills & Nash » pourtant auréolé d’un premier album à succès. Neil Young hésite, mais accepte, malgré la grande rivalité qui encombre ses relations avec Stills. Il commence donc à enregistrer avec le groupe, et compose également de son côté son deuxième album solo. Neil Young fait parti, à l’instar de Bob Dylan, de ces artistes prolifiques qui vivent pour composer. Parfois trop, certes, mais lorsqu’ils sont dans une période de grâce, les résultats sont souvent excellents.

Everybody knows this is nowhere marque le début du son Neil Young. Ses longues envolées électriques matinées de country et de folk, ses solos hallucinés et ce son brouillon propre au Crazy Horse. Ce disque est tout simplement son premier chef d’œuvre. Il contient des classiques tels que « Cinnamon Girl » et « Cowgirl in the sand », et mes sommets à moi, « Down by the river » et « Round & round ». Une fureur, encore contenue, se dégage du disque, mais se débride littéralement lors des concerts, Neil Young n’hésitant pas à prolonger ses « solos » sur un quart d’heure. Le live à Filmore, sorti il y a deux ans, en est une belle illustration. Malgré tout, trop impliqué dans l’aventure CSN&Y, le disque n’aura pas un énorme succès, faute d’une promotion digne de ce nom, notamment.

Anecdote du jour bonjour : Le titre Running Dry (Requiem For the Rockets) est une excuse affichée pour avoir sabordé l’ancien groupe du Crazy Horse. Mais ils ne s’en plaindront jamais.
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blounote
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 11:39

Gregor Samsa a écrit:

Dire de ce disque qu’il est mauvais serait sans doute exagéré..

pas vraiment exagéré à la lumière du Buffalo springfield et des albums suivants Wink
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Esther
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 11:43

blounote a écrit:
Gregor Samsa a écrit:

Dire de ce disque qu’il est mauvais serait sans doute exagéré..

pas vraiment exagéré à la lumière du Buffalo springfield et des albums suivants Wink
Voilà.... Mais il comporte de bons titres.
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Esther
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 11:43



AFTER THE GOLD RUSH

1970

Il y a des cas où l’on peu difficilement donner son avis sur des disques en tout objectivité. Pourquoi ? Parce qu’on les aime sans doute trop. Cet album en fait parti. C’est sans doute celui que je préfère. Le Crazy Horse n’y a jamais été aussi classe, jouant avec bcp de finesse les titres qui lui sont confié. Il est rejoint par le tout jeune et inexpérimenté Nils Lofgren qui va plus ou moins le suivre au long de sa carrière, mais aussi par Stills, puisqu’il continue à enregistrer et à jouer avec le CSN&Y, même si les choses se font de plus en plus tumultueuses.

Ma table de chevet reflète souvent une pochette dont je ne m’éloigne jamais vraiment. Ce disque revêt une importance capitale dans ma recherche sur la discographie de Neil Young. Il est un des deux ou trois disques qui m’ont persuadé qu’il me fallait tout connaître de lui, discographiquement parlant…
D’un point de vue mélodique, Neil Young y est parfait, du début à la fin. Le disque s’ouvre avec le folk « Tell me why » qui arrache toutes les larmes de mon corps à chaque écoute. Les titres interprétés seul au piano sont bouleversants, notamment « After the gold rush » et le titre le plus électrique, pour un album apaisé comme rarement chez Neil Young, « Southern Man » est tout bonnement magnifique. Young s’y déchire la voix, alors que les chœurs pleurent derrière lui, donnant sa vision du racisme sur fond d’histoire d’amour impossible entre un blanc et une noire. Même les charmantes petites vignettes que sont "Till the morning comes" et "Cripple creek ferry" pourtant assez anecdotiques sont, somme toute, très agréables et cadrent bien dans l'ensemble de cet album, peut-être l'un des plus homogènes de sa carrière. Bref, magistral. Neil Young est alors dans une période où tout lui sourit, il vient de se marier. Il achète son ranch « Brocken arrow » où il habite toujours. Bref, tout baigne. Mais çà ne va pas durer.

Une petite anecdote pour la route ? Le disque est entièrement basé sur le scénario d’un film que Neil Young devait mettre en scène, mais qui ne verra jamais le jour.
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Esther
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 11:51



Février 1972

HARVEST

Neil Young a la patate, la frite, la banane. Tout baigne ou presque. En effet, il connaît des petits problèmes de santé. Une hernie discale va l’obliger à rester alité pendant quelques temps. Il ne peut plus rester debout avec sa guitare électrique, alors, il reste dans son ranch, et compose avec une sèche. Tombe amoureux d’une actrice. Monte un nouveau groupe : Les Stray Gators. Et donc, enregistre HARVEST. Il va devoir donner des concerts assis. Donc seul. (le concert au Massey Hall témoigne de cette tournée pré-Harvest…)

Inutile de revenir sur le succès immense de ce disque, qui le suivra longtemps et qui va l’encombrer plus qu’autre chose. Ce disque reflète une période de sa vie, mais pas un style de musique sur lequel il souhaite stagner et c’est bien ce qui l’emmerde en fin de compte.
De plus, il contient de nombreuses imperfections. Certains morceaux sont plombés par une production lourdingue (A man needs a maid et son orchestre symphonique sont assez indigestes). Bien sûr, « Old Man », bien sûr « Harvest », « Out on the week-end » et “The Needle And The Damage Done”, mais dans l’ensemble, je trouve les autres compositions faiblardes, voire feignantes. « There’s a world » plombe la fin du disque, et l’électrique « Words » qu’il saura faire revivre en live, et pourtant adulé par de nombreux fans, a tendance à plomber une fin en eau de boudin.
Evidemment, ce disque va recevoir un succès public inattendu, à mes yeux surestimé et que je n’ai jamais vraiment compris, et qui va, de plus, être le déclencheur d’une période personnelle très chaotique et sombre. Encore aujourd’hui, l’auditeur lambda possède son exemplaire de Harvest, mais la plupart ne connaît aucun autre album ou presque. Dommage, sa discographie contient des disques bien plus passionnants.
Si ce disque est bon (certes…), il est bancal.

Anecdote ? Non pas là non.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 11:55



JOURNEY THROUGH THE PAST

« Harvest m’a mis au milieu de la route. J’ai opté pour le fossé. Le voyage y est plus difficile, mais on y rencontre des gens plus intéressants. » Voilà l’état d’esprit de Neil Young après un engouement général qui le dépasse.

Dès la sortie d’Harvest, les choses commencent à mal tourner. Le succès, loin de lui monter à la tête, encombre Neil Young, fatigué de devoir jouer Harvest à chaque concert. Il part en tournée avec les Stray Gators, et notamment Danny Whitten, son légendaire guitariste, soit disant désintoxiqué.
Dans la foulée, il entame la réalisation d’un film, financé par la Warner uniquement s’il en compose la B.O. La surprise est de taille à la sortie. Le film, fait de bric et de broc est, paraît-il, nul de chez nul (je n’ai jamais pu le voir…). Entrecoupés de Live période Buffalo, CSN&Y, et solo, le film se veut expérimental, et fera un bide. La B.O. est à l’image de ce film. Pas ou peu mixé, c’est le grand n’importe quoi, le disque ne comporte qu’un titre original, sans intérêt. Il est aujourd’hui introuvable ou presque, et jamais réédité en CD (à ma connaissance) mais ne manque à personne, sauf peut-être aux fans Hard-Core (et encore…)
La pochette est sombre, pour ne pas dire lugubre, à l’image de l’ensemble du projet.

Durant la tournée, il vire Danny Whitten, car le bonhomme est en fait complètement accro, et ne peut plus rien assurer sur scène. Quelques jours après, il claque d’une O.D. Neil Young est effondré et ne s’en remettra pas. C’est le début de son chemin de croix.
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blounote
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 11:57

Gregor Samsa a écrit:


EVERYBODY KNOWS THIS IS NOWHERE


Ce disque est tout simplement son premier chef d’œuvre. Il contient des classiques tels que « Cinnamon Girl » et « Cowgirl in the sand », et mes sommets à moi, « Down by the river » et « Round & round »..

Pareil pour moi, down by the river est un des tout meilleurs titres de Neil Young, en revanche j'avais découvert cowgirl in the sand par l'album 4 way street de CSNY , guitare et chant, que je trouve très ttrès nettement meilleure que celle de ce disque .
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:00

blounote a écrit:
Gregor Samsa a écrit:


EVERYBODY KNOWS THIS IS NOWHERE


Ce disque est tout simplement son premier chef d’œuvre. Il contient des classiques tels que « Cinnamon Girl » et « Cowgirl in the sand », et mes sommets à moi, « Down by the river » et « Round & round »..

Pareil pour moi, down by the river est un des tout meilleurs titres de Neil Young, en revanche j'avais découvert cowgirl in the sand par l'album 4 way street de CSNY , guitare et chant, que je trouve très ttrès nettement meilleure que celle de ce disque .
Neil Young est souvent meilleur dans la sobriété....
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:00



TIME FADES AWAY

Neil Young est en tournée, mais la mort de Whitten le mine et l’ambiance au sein de son groupe se dégrade. Il demande à Crosby et Nash de venir l’aider sur la fin de sa tournée, qu’il ne pourra malgré tout plus assurer, pour cause de nodules dans la gorge. Il refuse de Jouer Harvest et After the gold rush, préférant jouer du matériel inédit. La tournée d’Harvest vire à la catastrophe pour un disque pourtant qui se vend comme des petits pains. Il apprend la mort d’un ami à lui, encore une O.D.

Il sort ce disque comme témoignage (étrangement non réédité, en tout cas à ma connaissance) composé uniquement de morceaux inédits et très éloignés de l’ambiance de Harvest. Regrettable qu’il n’ait jamais été réédité car ce live est sans doute l’un de ses plus intenses et les compositions sont toutes excellentes. Une merveille qui semble pourtant être scrutée par l’ombre de la mort, mais qui comporte de nombreuses perles, notamment le sublime « Journey throught the past », peut-être une de ses plus belles chansons qui ne retrouvera un place dans sa discographie officielle que par le biais d’une réédition, l’année dernière sur le Live acoustique.

Un disque Maudit. Neil Young est au fond du gouffre.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:06



ON THE BEACH

Neil Young est au plus mal. Accro à l’héro, alcoolisé, il rassemble ce qui reste du Crazy Horse, et enregistre « Tonight’s the night ». Le groupe picole la journée, et part enregistrer, complètement bourré, le soir. Il a en tête ses deux amis, morts pour le rock’n roll, comme il l’écrira sur la pochette du disque en cours. Le résultat, un disque noir, un des plus sombres de son histoire. De l’histoire ? Du coup, effrayée par un disque qu’elle pense être un suicide artistique tant il est sombre et lugubre, la maison de disques ne veut pas de « Tonight’s the night ». « Tant pis, je pars en tournée quand même ! » Le voilà parti, dans un état de santé précaire. La BBC annonce même sa mort, et, paraît-il, la Warner a même rédigé un faire part de décès…. Neil Young disparaît alors complètement de la circulation, sans donner de signe de vie, pour réapparaître un mois plus tard, en pleine forme (çà ne va pas durer…). Et en tournée……………… avec les Eagles !!!!!!!!!!!!!!

Du coup, possédant sous le coude pas mal de chansons en avance, il part enregistrer « On The Beach », le deuxième disque poisseux… Il y parle de sa vie tumultueuse, de la drogue, du show biz…. Un disque sombre, contrairement à ce que pourrait laisser croire la pochette (finalement, on y voit Neil Young scrutant un horizon sur une plage désolée), mais qui comporte des perles sublimes. Personnellement, c’est un disque que j’aime beaucoup, et qui démarre pourtant de façon assez joyeuse avec « Walk on ». Mais les choses se gâtent dès le second titre, et le disque s’enfonce peu à peu dans l’obscurité. Pas moins de trois morceaux comportant le mot Blues, et jugez plutôt pas des plus joyeux : Revolution Blues (qui évoque Charles Manson…), Vampire Blues, et le sublime et acoustique Ambulance Blues… Le reste du disque est très mélancolique. Pour ma part, la chanson qui donne son titre à l’album fait partie des morceaux que je préfère. Un blues lancinant, presque chuchoté, à la structure assez classique dans la progression des accords, mais terriblement efficace.

L’album ne fonctionnera que moyennement, CSN&Y partent dans une longue et immense tournée, mais le cœur de Neil Young n’y est plus. Il est au plus bas, et va encore y rester quelques temps.
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Esther
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:10



TONIGHT’S THE NIGHT

Alors qu’il travaille sur un projet d’album, « Homegrow », il ressort les bandes de « Tonight’s the night » et finit par convaincre la maison de disques.

La nuit. Voilà un thème récurrent sur ce disque. Enregistré tard le soir, après une journée de picole, chaque titre est torché en une ou deux prises au mieux. On garde les imperfections, les ratages, mais aussi et surtout les instants de grâce, nombreux dans ce disque à la tonalité blues (son album le plus blues sans doute)… Même les titres comme « World on a string », sur une base rythmique country sonne bluesy. « Borrowed Tune », est magnifique et déchirant, « Albuquerque » est du même tonneau. « Come on Baby Let's Go Downtown » a été ressorti d’un concert enregistré à Filmore en 70, on y entant Whitten chantant les joies de l’héroïne. Il y a bien une ou deux faiblesses, comme « Loukout Joe », mais dans l’ensemble, c’est un sans faute d’un point de vue mélodique. Et puis bien sûr, le morceau titre, découpé en deux parties, au début et à la fin du disque. Magnifique et désespéré. Joyeux quoi. Ce disque fait parti de mes sommets personnels. L’un des meilleurs.

L’album ne fonctionnera pas des masses. Trop glauque sans doute. Whitten figure sur la pochette comme étant un membre actif du groupe, alors qu’il est mort depuis quelques mois déjà lorsque le disque sort.

Ce qui est assez étrange, c’est que j’ai découvert ce disque sur le tard, par rapport au reste de sa discographie, et que j’ai eu longtemps du mal à accrocher, mais une fois la machine à remonter les émotions lancée, j’ai accroché mon cœur sur ce disque, et il ne me l’a pas rendu.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:17

Gregor Samsa a écrit:


TIME FADES AWAY

Neil Young est en tournée, mais la mort de Whitten le mine et l’ambiance au sein de son groupe se dégrade. Il demande à Crosby et Nash de venir l’aider sur la fin de sa tournée, qu’il ne pourra malgré tout plus assurer, pour cause de nodules dans la gorge. Il refuse de Jouer Harvest et After the gold rush, préférant jouer du matériel inédit. La tournée d’Harvest vire à la catastrophe pour un disque pourtant qui se vend comme des petits pains. Il apprend la mort d’un ami à lui, encore une O.D.

Il sort ce disque comme témoignage (étrangement non réédité, en tout cas à ma connaissance) composé uniquement de morceaux inédits et très éloignés de l’ambiance de Harvest. Regrettable qu’il n’ait jamais été réédité car ce live est sans doute l’un de ses plus intenses et les compositions sont toutes excellentes. Une merveille qui semble pourtant être scrutée par l’ombre de la mort, mais qui comporte de nombreuses perles, notamment le sublime « Journey throught the past », peut-être une de ses plus belles chansons qui ne retrouvera un place dans sa discographie officielle que par le biais d’une réédition, l’année dernière sur le Live acoustique.

Un disque Maudit. Neil Young est au fond du gouffre.

j'adorais cet album que je n'ai plus et qui n'est pas réédité, dommage, je me souviens que j'aimais beaucoup L.A. et dont be denied
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:18

blounote a écrit:
Gregor Samsa a écrit:


TIME FADES AWAY

Neil Young est en tournée, mais la mort de Whitten le mine et l’ambiance au sein de son groupe se dégrade. Il demande à Crosby et Nash de venir l’aider sur la fin de sa tournée, qu’il ne pourra malgré tout plus assurer, pour cause de nodules dans la gorge. Il refuse de Jouer Harvest et After the gold rush, préférant jouer du matériel inédit. La tournée d’Harvest vire à la catastrophe pour un disque pourtant qui se vend comme des petits pains. Il apprend la mort d’un ami à lui, encore une O.D.

Il sort ce disque comme témoignage (étrangement non réédité, en tout cas à ma connaissance) composé uniquement de morceaux inédits et très éloignés de l’ambiance de Harvest. Regrettable qu’il n’ait jamais été réédité car ce live est sans doute l’un de ses plus intenses et les compositions sont toutes excellentes. Une merveille qui semble pourtant être scrutée par l’ombre de la mort, mais qui comporte de nombreuses perles, notamment le sublime « Journey throught the past », peut-être une de ses plus belles chansons qui ne retrouvera un place dans sa discographie officielle que par le biais d’une réédition, l’année dernière sur le Live acoustique.

Un disque Maudit. Neil Young est au fond du gouffre.

j'adorais cet album que je n'ai plus et qui n'est pas réédité, dommage, je me souviens que j'aimais beaucoup L.A. et dont be denied
Moi aussi, il fait parti de ceux que j'écoute très souvent.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:18



ZUMA

Frank « Poncho » Sampedro vient d’être recruté à la guitare rythmique, et le nouveau Crazy Horse redonne des idées au Loner. Il se lance dans un projet d’album consacré au peuple Inca. Puis, va laisser tomber l’idée peu à peu, ne subsistera, en gros, que la pochette. (Il aura souvent cette idée de concept au départ, qu’il abandonne au fur et à mesure) Il retrouve donc l’inspiration et si « Zuma » n’est pas un Grand disque, il reste un très bon album, avec de bien bonnes chansons (certes, quelques autres anecdotiques). Assez classique et posé, l’album sonne Country rock, dans un pur style qui lui est propre. Il va piocher dans de vieilles compositions, « Don’t cry no teras » en ouverture par exemple, souvent joué en concert avant d’être plaqué sur galette. Il ne révolutionne pas grand-chose dans ce disque, fait ce qu’il sait faire le mieux, mais le fait parfaitement, ce qui en fait un de ses meilleurs disques. Et puis, il y a le sommet. « Cortez the killer » Longue plainte évoquant les conquistadors, ce titre est construit à l’envers, puisqu’il démarre par un long solo, puis couplet, puis re solo, et se termine sur un second couplet. Près de huit minutes de pur bonheur. Ce titre sera dorénavant un des sommets de ses concerts. Il sera également longtemps interdit de diffusion en Espagne. Interdiction levée il y a quelques années seulement.

Pour l’anecdote, Zuma est le nom de la plage qui se trouvait près de l’endroit où le disque fût enregistré.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:25



AMERICAN STARS‘N BARS

Nous y voilà. Le disque. Mon disque. Pourquoi celui-ci ? C’est pourtant un des moins intéressants (le moins intéressant ?) de la décennie 70. A l’origine, il travaillait encore sur un projet « Chrome Dreams », qu’il décide finalement de ne pas publier (il en existe aujourd’hui plusieurs Bootlegs assez intéressants) et s’atèle à la composition d’un nouvel album dédié aux indiens… Là encore, le projet va connaître quelques changements puisqu’il va finir par parler des bars (le titre est donc un mélange des deux…) Après une première face country de bonne facture (sans plus quand même) que j’aime bien, notamment « The old country waltz » et « Hey Babe », ou rock moins réussi avec le rageur et raté « Bite the Bullet », sur laquelle Neil Young réuni quelques amis (notamment Linda Ronstadt), une seconde face plus désordonnée apparaît… Entre les chutes de « Chrome Dreams », les titres montés à la va vite, le disque n’est pas très homogène…. Le très beau « Star of Bethlehem » est plus dans la veine d’Harvest, avec Emmylou Harris en backing vocals. « Will to love », enregistré seul, où il s’occupe de tous les instruments…et bruits, 7 minutes flottantes, un peu étranges, des bruits que l’on pense être un feu de bois, une voix passée à la moulinette avec un effet assez difficile à déterminer, et des chœurs en décalé, et une fin en eau de boudin… Et une conclusion, « Homegrown » tiré d’une autre projet, justement appelé Homegrown qui n’a jamais vu le jour, assez anecdotique…. Bref, un album fatigué, en demi teinte, mais ce n’est plus le principal pour moi…

Non, le principal n’est pas là. Le principal, je le prends en pleine tronche, un soir, une nuit. J’ai 15 ans. Je connais seulement Harvest que j’écoute depuis des lustres. Et puis là, je tombe sur le vinyle de cet album que j’ai chourré, avec plusieurs autres, à mon père quelques années auparavant… « Tiens, je ne l’ai jamais écouté celui-ci ». Alors, je l’écoute, peinard. C’est bien, c’est tranquille. Cà bouscule pas un train de marchandises comme dirait un @mi, mais c’est pas désagréable du tout. Et tout à coup, une guitare explose, d’entrée, sans autre forme de procès, Vlan ! Dans ta gueule semble-telle me dire. « Like a Hurricane » démarre sur le théme principal joué à la guitare. Une guitare sale et saturée, avec une vrai réverb’ d’ampli Marschall, pas une merde ajoutée post prod’. Et la mélodie s’empare de moi, s’enroule autour de moi. Il fait nuit. J’écoutais souvent de la musique au casque, à fond, et dans le noir. Neil Young entame son premier solo, et je n’ai pas encore réalisé à quel point cette première écoute va me bouleverser. La voix reprend le dessus, avec toujours ce synthé en fond, si léger qu’on l’entend à peine, et là, Neil Young porte le coup de grâce. Son deuxième solo, qui s’enflamme, souvent une note, réjouée encore et encore, puis sombre dans le chaos. A la fin, il se sert de la réverb’ comme d’un instrument de torture et frappe ses cordes avec son médiator, le fait crisser, mais ne joue plus vraiment. Un peu comme s’il voulait vider au maximum tout ce qu’il a à sortir de sa guitare, qui pleure, qui hurle tout ce qu’elle peut et lui sert de purge. Le Crazy Horse assène un dernier accord, qui tombe tel un couperet, le point final d’une œuvre. Puis le Cheval Fou me laisse, assommé, seul, par terre, avec pour seule envie, celle de remettre encore et encore cette chanson. Allez savoir pourquoi une chanson vous touche plus qu’une autre.

Depuis ce jour, j’ai écouté, lu ou regarder tout ce que j’ai pu sur Neil Young, et encore aujourd’hui, lorsque j’écoute cette chanson, je pense à cette nuit pas comme les autres, et je ne m’en remets toujours pas.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:28



COMES A TIME

Alors que le précédent était bancal et partait un peu dans tous les sens, le nouveau Neil Young paraît en 78, et sonne on ne peut plus classique. Naviguant entre country et folk, le disque est une parfaite réussite. Arrangements, production, tout est fait pour passer un agréable moment, et c’est peut-être çà qui coince chez moi. Ce disque est parfait pour un après-midi dans un jardin à siroter son apéro au soleil, mais franchement, je m’y ennuie. Justement parce que tout est parfait. Sur la pochette, il est jouasse, réjoui et tout et tout, on est content pour lui, mais l’auditeur s’ennuie un brin (d’herbe). Bien sûr, il y a quelques pépites, j’aime beaucoup « Human highway » et « Look out for my love », mais dans l’ensemble, c’est un peu trop pépère.

Bref, il a mis tous ses amplis au placard, et je ne rêve que de les ouvrir à chaque fois que j’écoute ce disque.

Bizarrement d’ailleurs, la tournée qui va suivre va prendre un chemin complètement différent et marquer une dernière fois la décennie d’une façon assez magistrale.

Pour info, le sieur JJ Cale, toujours à l’affût du bon coup relax, passe en copain sur cet album très détendu du gland.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:32



RUST NEVER SLEEPS

Au départ, Neil Young a une idée. Faire une tournée dans un décor gigantesque, avec des amplis monumentaux, un harmonica géant, des roadies sapés comme des Jedis. Et beaucoup, mais alors, beaucoup de décibels. Cette tournée est pourtant là pour promouvoir un album presque entièrement dépourvu d’électricité, mais le Loner ne faisant rien comme les autres, il part donc sur cette idée, avec pour autre projet d’en faire un film.

Le disque qui sort est une merveille absolue. Une face acoustique, une face électrique, composées de nouveau matériel avec en point d’orgue, le sublime « Hey Hey, My My » en intro acoustique et en final électrique, qui fait référence à Elvis, et surtout au mouvement Punk dans lequel il semble se retrouver complètement. Figure aussi un des morceaux que je préfère de Neil Young, « Pocahontas » qui évoque le génocide indien.
Il contient aussi quelques faiblesses, enfin, une, « Welfare Mothers », franchement faiblarde, mais au milieu d’un tel nid de perles, ce n’est pas bien méchant.

Le disque, retouché en studio va cartonner.



LIVE RUST

Dans la foulée, il décide de sortir un double live, critiqué puisque le précédent était déjà Live. La différence, c’est qu’ici, il s’agit d’un concert complet, faisant apparaître des titres plus anciens « Like a Hurricane », « Tonight’s the night », « Cinnamon Girl »… Bref, le live est impeccable, et donne l’occasion d’entendre des versions bien hargneuses de quelques titres célèbres. Par exemple, c’est une bonne occasion d’entendre une version potable de « the Loner », enfin débarrassée de sa production envahissante. C’est à mon sens un des meilleurs Live de Neil Young. Peut-être le meilleur (hors rééditions récentes).

Le film est assez intéressant, plutôt marrant à voir et montre un Neil encore Young et plein d’énergie. Malheureusement, les choses vont vite dégénérées. Sa femme, Pegi, donne naissance au second enfant de Neil Young, encore handicapé, tout comme le premier, et neil Young pense que c’est lui qui transmet le mal puisque ce n’est pas avec la même femme. Sa femme d’ailleurs, apprend peu de temps après qu’elle a une tumeur au cerveau, dont elle sortira malgré tout indemne. Mais Neil Young, très affecté, décide de se mettre au vert pour quelques temps. Et là va commencer une longue traversée du désert.
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Esther
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:34



HAWKS & DOVES

Ah ! Les années 80 ! Quelles sont rudes ces années pour toutes les têtes de gondoles des décennies passées…. Je ne vais pas les citer, mais les seuls exemples de Neil Young et de Bob Dylan suffisent à illustrer mon propos.

Neil Young se consacre à sa famille en ce début de décennie. Ses enfants handicapés lui demandent du temps, alors, il se fait rare. Prend le temps de composer, mais un peu en dilettante. Du coup, il enregistre un album acoustique, un peu country et vaguement folk… Mais le cœur n’y est vraiment pas. Difficile de mettre un titre en avant dans cet album raté. De plus, il oriente ses idées politiques d’une façon étonnamment patriotique. Prône les valeurs familiales, la grandeur de l’Amérique et tout le toutim. Bref, on se fait juste chier en écoutant ce disque. C’est sans doute un des quatre pires disques de sa carrière et des années 80. Je ne l’écoute jamais.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:36



RE-AC-TOR

Alors qu’il travaille sur une B.O. d’un film dont j’ai oublié le nom (l’histoire du cinéma aussi semble-t-il), il reprend contact avec le cheval fou et commence donc à faire quelques répétitions. Malheureusement, son fils lui prend toujours beaucoup de temps, et il ne se penche pas vraiment sur le projet. Certes plus énergique que le précédent, plus électrique aussi, il n’en reste pas moins décevant. « Opera star » qui introduit l’album est à mes yeux un titre…ridicule. Et çà fait mal de l’admettre. La présence de synthé (annonciateur d’un fiasco à venir) ajoute au côté moche de l’ensemble. Franchement, à l’instar du précédent, il n’y a pas grand chose à sauver dans tout ce fourbi.

Au dos de la pochette apparaît une phrase en latin (je n’ai pas la pochette sous la main, alors, pour la citer, c’est mort) qui disait un truc du genre : « C’est Dieu qui me guide dans mon inspiration… » Visiblement, Dieu tient plus de Gilbert Montagné que de Thomas Edison à cette époque.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:40


TRANS

Neil Young change de crémerie. Il signe chez GEFFEN. La maison de disques entend bien se faire du blé sur son poulain (enfin, il commence à avoir un peu de bouteilles tout de même…), et rapidement. Elle ne va pas être déçue du voyage comme on dit. Neil Young a acheté un vocoder, et tient à le faire savoir. Sauf que d’une part, le vocoder est, déjà à l’époque, tombé en désuétude, et qu’en plus, il ne se marie pas forcément avec le style country-folk-rock du Loner.

Du coup, lorsque l’album sort, on fait la tronche en coulisses chez GEFFEN. Un album où presque tous les morceaux sont chantés à travers le vocoder, qui dégouline de synthés moches et de boîtes à rythmes datées. Neil Young se prend pour KRAFTWERK, mais n’est même pas au niveau de Jean-Michel Jarre. Pourtant, derrière tout ce fatras, on entend de bonnes compositions. « Transformer Man » par exemple, connaîtra une seconde carrière, près de dix ans après, nettement plus reluisante. Pour l’heure, c’est « Mr Soul », de l’époque Buffalo Springfield qui connaît une seconde carrière et on se demande bien pourquoi. Un massacre. Bref, un album inaudible.

La tournée qui a précédé la sortie du disque est un bide. Le public se barre au milieu des concerts, obligeant peu à peu Neil Young à faire un set acoustique pour sauver l’ensemble de la banqueroute.

En tout cas, une chose est sûre, le ton monte déjà avec GEFFEN qui lui ordonne de faire un album rock ! Ok, le gars Neil Young n’est pas contrariant.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:42



EVERYBODY’S ROCKIN’


Neil Young n’est pas contrariant, certes, mais il est joueur aussi….
A cette époque (1983), du haut de ses 38 ans, on peut se demander si Neil Young a plus envie de faire chier sa maison de disques que de faire de la musique. GEFFEN lui a demandé un album rock, il décide donc de faire un album de rock… à Billy ! Mais qui est donc ce Billy semble se demander GEFFEN ! Blague à part, l’album est tout simplement mauvais. Rien à sauver, comme le précédent, mais dans un autre style. La pochette est sûrement l’une des pires du loner. Pour être franc, je vous parlerai peu de ce disque ne l’ayant entendu que deux fois, je peine à me décider à l’acheter… Il est pourtant souvent trouvable en soldes, mais quand même…. Ce disque est très mauvais, du début à la fin. De ce que je sache, il n’y aura même pas de tournée. Tu m’étonnes !
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:43



OLD WAYS

En procès avec GEFFEN, qui lui réclame un album plus folk ou country…Neil Young va s’exécuter…. La vache ! Le premier titre fait d’emblée penser à… »La petite maison dans la prairie ». Un disque country à mort. Avant, l’intérêt c’était de le voir mélanger le rock à la country et au folk… Là, c’est de la country limite sudiste. Moche, moche, moche. Banjo, violons, pluie de cordes, chœurs qui sentent les bars façon « Texas Rangers ». C’est avec ce disque que j’ai ralentit mes achats compulsifs du Loner. Je ne connaissais rien de ce disque, et je dois bien avouer que j’ai été gâté. Une fois de plus, rien à sauver dans ce disque chiant comme la mort. Dans la foulée, il continue son trip Pro-Américain franchement douteux. Et la série n’est malheureusement pas terminée… Le pire est encore à venir.

Je trouve que la pochette est très en phase avec ce que vit Neil Young à l'époque. Egaré sur un chemin qui semble mener nul part...
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 12:44



LANDING ON WATER

Alors que débute son fameux « Farm Aid », sorte de « Live Aid » pour les fermiers américains en difficulté, Neil Young continue de s’enfoncer musicalement, au grand dam de sa maison de disques qui croyait avoir signé la poule aux œufs d’or.

Cet album fait parti des quatre plus laids de toute sa discographie. Comme « everybody’s », je ne l’ai écouté que deux fois je crois. De mémoire, il y a des synthés vilains partout, et pas une seule chanson potable. D’ailleurs, Neil Young semble en avoir conscience puisque la tournée sera électrique. Bref, rien à dire sur cette époque très pauvre musicalement.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 14:23



LIFE

Neil Young est au plus bas artistiquement. D’ailleurs, la tournée qui suit « Landing… » est un fiasco. Le divorce est consommé entre lui est GEFFEN. Un disque Live sort, plus pour honorer la fin d’un contrat qu’autre chose. D’ailleurs, ce disque sans intérêt véritable, n’est aujourd’hui plus vraiment dénichable. Enfin, moi, à part sur le net, je ne l’ai jamais trouvé. Faut dire que je n'ai pas vraiment cherché non plus... De ce que j’en ai entendu, ce disque est à peine intéressant, même pour un fan absolu comme moi, c’est dire. Il est grand temps pour Neil Young de sortir de la torpeur…
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 14:27



THIS NOTE'S FOR YOU

Enfin ! Oui, enfin un album potable. Certes, ce n’est pas encore le panard intégral, mais c’est sûrement ce qu’il a produit de mieux depuis…. Live Rust, c’est dire. Il se plonge dans le blues, avec une section cuivres pas vilaine. A vrai dire, j’aime bien ce disque. Les compositions ne sont pas encore de haute volée, mais elles sont honnêtes. Son vrai gros défaut, c’est cette production beaucoup trop léchée qui plombe un peu l’intérêt du disque. Il change ses idées politiques et prend conscience de ce qu’est le gouvernement Reagan, bref, il renaît. Il sort même un single, qui porte le nom de l’album. Je ne résiste pas à la tentation d’illustrer mon propos avec son premier vidéo clip, qui, non content de donner une bonne idée de l’album, est assez marrant puisqu’on y voit le sosie de Mickaël Jackson prendre feu lors du tournage d’une pub pour Pepsi, et Withney Houston voler à son secours avec une bouteille de soda du même nom….

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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 14:28



ELDORADO

Dans la foulée de la tournée, Neil Young publie un EP destiné au marché japonais. A l’origine, 5 titres, assez réussi, bien que la production soit encore un peu problématique et pas vraiment à la hauteur des titres très orientés rock. Le morceau « Cocaïne eyes » méchamment dédié à son pote de toujours, Stills et à sa paranoïa grandissante d’alors. Il faut savoir que Neil Young tente régulièrement de relancer la machine CSN&Y avec plus ou moins de bonheur, mais ses trois acolytes sont devenus des épaves, et rien de vraiment positif ne ressort des différentes expériences. « Heavy Love » envoie bien comme il faut… Bref, Neil Young est de retour aux affaires, et çà fait du bien. A noter qu’une version améliorée de cet EP est sorti, avec quelques raretés et autres versions live tout à fait intéressante, notamment une foutue version de « mr Soul » blues au possible.
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 14:30



FREEDOM

Le cas de cet album est assez étonnant. Mi studio, mi live, mi original, mi reprise… Neil Young semble avoir retrouvé l’inspiration en cette fin de décennie et publie son meilleur album des années 80, avec du matériel ancien ou des reprises. Bien sûr, il y a aussi des titres originaux, assez convaincants d’ailleurs… » Le bruyant « Don’t cry », le délicat « Hangin’ on a limb »… « Rockin’ in the free world » joué électrique en début de galette, et acoustique en fin de disque renoue avec sa veine contestataire. Il y reprend quelques titres du Précédent EP (enfin, il les colle dessus pour être exact)

Et puis, il reprend « On broadway », dans une version un peu lourdingue, c’est vrai, mais dans l’ensemble, c’est un peu bon disque. Bref, le Neil Young que j’aime est de retour, et çà, çà fait plaisir. Les années 80 se referment alors, sur un album qui laisse espérer de bien bonnes choses pour la suite…
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MessageSujet: Re: NEIL YOUNG   Ven 10 Oct - 14:32

Gregor Samsa a écrit:
Je ne résiste pas à la tentation d’illustrer mon propos avec son premier vidéo clip, qui, non content de donner une bonne idée de l’album, est assez marrant puisqu’on y voit le sosie de Mickaël Jackson prendre feu lors du tournage d’une pub pour Pepsi, et Withney Houston voler à son secours avec une bouteille de soda du même nom….


This video is no longer available, mon bon.

Joli travail, en tout cas. Faudra que je m'y remette, je ne garde qu'un souvenir ému de Time Fade Away Embarassed
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