Alors, je viens de trouver un topo sur une certaine Claude-Angèle Boni (bein comme quoi on en apprend tous les jours), française qui fait des tableaux à partir des chansons de Dylan. C'est, comment dire, très spécial. Peut-être vous avez déjà vu cette interview-dossier-photos mais je la mets dans le doute.
Elle a écrit un livre: "Stuck Inside Of Mobile", où elle raconte que qu'elle a rencontré Bob Dylan à Avignon en 1981 dans sa chambre d'`hôtel et qu'ensuite ils ont faits des dessins l'un de l'autre, elle de ses mains et
pieds et lui a fait son portrait (le truc c'est que d'après ce que je lis Dylan ne sait absolument pas qui elle est...). D'ailleurs dans l'interview (dont je vous donne le lien juste après) elle nous file des conseils pour rencontrer Dylan (hum...) dans sa chambre d'hôtel (mais maintenant qu'il préfère le bus, ça pose quelques problèmes question logistique).
Dans le dossier elle montre donc quelques uns de ses tableaux où on voit Dylan de différentes manières:
-"un Casanova adulte, en costume d'époque"
-avec une paire de cornes sur la tête;
- avec une robe;
- réduit à la taille d'un personnage de cartoon;
- jouant de l'harmonica pour une bande de freaks;
- la tête tranchée.
Ce qui est intéressant, c'est sa façon de percevoir les chansons (hyper subjectif donc on ne peut pas juger), mais il y a quand même quelques perles dans le développement qui m'ont bien fait rire (j'en mets que trois mais il y en bien plus):
"Je lui trouvais un air de famille avec la branche maternelle de mon père, issue du Piémont, comme s'il était le cousin d'Amérique issu de l'imigration que je n'avais jamais eu l'occasion de connaître(...). De toute façon nous avions un grand point commun, nos grand mères parlaient avec un accent!" ( c'est un signe...

)
"En fait j'ai toujours rencontré Bob quand je l'ai voulu. Bob Dylan n'est pas quelqu'un difficile à rencontrer." (Euh je crois qu'elle l'a rencontré trois fois dont une où il a été choqué de se voir la tête coupée...)
Et la fameuse légende urbaine "quand une fan qui l'avait reconnu, dit : « Oh, je vous connais, mais vous ne me connaissez pas. » Et Dylan de répondre poliment : «Oui, et j'aimerais que ça reste comme ça », et de s'en aller dès que l'ascenseur s' était arrêté."...
http://www.datacomm.ch/gbieri/clauderev.pdf