Assis dans le vent, tu regardes la mer
Encore un enfant, tu cherches dans la prière
La cause de ce banc, qui te sert d’épaule
Naïf et souvent, comme ta pierre s’envole
Comme un pavé dans l’eau
Tu te noierais, et pourtant
Tu vois une plage, de sable et de chair
Tu es jeune à ton âge, pour faire plaisir à ton père
La routine et cette vague dans le vent, que la pierre à troubler
Se libérant du courant, pour enfin s’évader
Comme un pavé dans l’eau
Tu te noierais et pourtant
Debout sur la falaise, le vide aiguiser
Le voyage a fait ton malaise, dans les flots s’échouer
Tu es si vieux à ton âge, et l’homme saute du bateau
Il navigue vers le rivage, demain sera si beau
Comme un pavé dans l’eau
Tu te croyais noyé, et pourtant
Main dans la main, les yeux dans le vague
Et si c’était la fin, et si ton esprit divague
Tu vois le tunnel rétrécir, et ton dos se courber
Et si c’était l’avenir, le noir l’éternité
Comme un pavé dans l’eau
Tu te noiera, et pourtant
Couché sur le vent, tu regardes les airs
Vieillard et souvent, tu scrutes les arrières
Nostalgie des idées noires, des souvenirs perdus
Fracasser sur le trottoir, dans ton sang on se baigne nu
Comme un pavé dans l’eau
Tu t’es noyé, et maintenant
Le cycle unitaire du vide de la pensée
Futilité sérieuse au centre de la perpétuité
Le sens est troublé par tradition de dualité
La mort lui va si bien dans ses habits de mariée
Comme un pavé dans l’eau
Elle c’est noyé, si souvent
- Moi -
Soyez franc.